Fjord de Milford Sound

18 au 27 décembre 2024

Je remonte dans les Alpes au centre, le sud-ouest du pays est peu accessible : région de montagnes et de fjords. Direction Te Anau, une ville au bord d’un lac qui donne accès à un des fjords les plus au nord de la zone, avec ses parcs, lacs et sentiers.

TE ANAU

La petite ville ne vit que pour le tourisme. Ici les activités sont centrées sur son lac et sur Milfor Sound. Les locaux débarquent avec remorques et bateaux à gros moteurs. On approche des vacances mais c’est calme.

Je suis à l’écart avec ma tente, au bord de la forêt. Ce sera encore une surprise côté oiseau. Dans la nuit je suis réveillé par des ronflements alors que je suis sensé être seul. Bouchons d’oreille et on oublie. Le lendemain pareil, depuis un autre angle, bizarre. Un autre ronflement lui répond, ça paraît venir de la forêt ! Je pense que de drôles d’oiseaux s’amusent ?

Soleil cet après midi. Tentative de baignade dans ce lac. Dans une zone de plage, seulement les enfants sont dans l’eau, premier indice de fraîcheur, de froideur ? J’arrive à passer les premiers mètres, elle est glacée, ça paraît me brûler la peau. J’arrive à faire 15m et retour. Ça réveille, il faut le refaire. Puis sieste sur la plage !

Je monte sur Milford dans le but de faire une randonnée. Finalement je parcours doucement les 160km jusqu’au fjord. Inévitable petite croisière pour aller jusqu’à la mer. On est quand même dans les montagnes, il y a deux énormes cascades. Vue sur des otaries faisant la sieste sur un gros rocher. Retour en fin de journée avec un autre éclairage.

Par hasard, je consulte les réservations de la célèbre randonnée de 4 jours du Milford Sound track qui est complet en général un an à l’avance. Incroyable, il y a une place pour un départ le 24. Je me décide à réserver mais,la météo annoncée est désastreuse pour le 2e jour, je n’ai jamais porté duvet+repas pour 4 jours, j’ai failli annuler. Il reste donc quelques jours pour tout préparer mais du coup je vais passer le week-end sur Queenstown, la ville importante.

QUEENSTOWN

Également sur un lac, l’arrivée est superbe et me rappelle une route célèbre du Cap en Afrique du Sud.

La ville est tout tourisme, et visiblement d’un autre niveau. On serait un peu sur la Côte d’Azur ? Sauf qu’il n’y a pas de tape à l’œil architectural, sauf tout paraît neuf, du style local parfois très à la mode mais ça me plaît. Il y a des boutiques de luxe, des sports mécaniques, hélicoptères, stations de ski…

Dans mon auberge de jeunesse, je discute avec des Français en permis voyage travail, intéressant.

Météo très moyenne. Sur une éclaircie, je tente d’aller sur une station de ski mais elle est dans le nuage. Au retour, je remarque des sureaux. Récolte. Sirop de sureau !

Je fais aussi le tour des zones commerciales pour voir ce qui peut m’intéresser pour le circuit, voir les téléphones car le mien vient de prendre un gros coup sur l’écran. Voir aussi par curiosité ce qui serait différent de chez nous.

Passage par la piscine qui est énorme et doit être neuve. J’ai repéré un restaurant qui propose des pizzas napolitaines, je me fie aux photos de plats sur Google Maps. Bon point, l’adresse est OK, car pour une fois la pizza a vraiment du goût. Pour la première fois ici, on est dans un ‘village’ de minis magasins avec un peu de déco et décontracté.

ARROWTOWN

Là on passe dans la catégorie au dessus, ce sont deux rues, un peu far-west, totalement dédiées aux commerces de tourisme. Il y a vraiment du monde. J’y trouve une galerie artisanale qui propose des objets décoratifs d’Afrique d’une catégorie nettement supérieure et inhabituelle, et bizarrement pas si cher.

J’y fais une petite rando le long de la rivière. La ville avait une importante mine d’or.

Les maisons dans cette petite ville ancienne me paraissent plus petites et plus mignonnes.

Il y a sur la route … encore des sureaux.

MILFORD SOUND TRECK

Je refais la route pour Te Anau. Il faut réserver un pack de transport bus+bateau pour l’aller et le retour qui coûte aussi cher que la réservation des lits sur le parcours. Compactage du sac à dos, j’ai trop acheté de nourriture. Je fais un pari sur les vêtements et le chaussures, il n’y aura pas de plan B. J’aurais bien aimé connaître le poids final total, il n’y aura pas de portage…

La météo annoncée est passée de cata sur le 2e jour il y a une semaine à pluie fine. Sur le parking je discute un peu avec un retraité qui se trouvera être employé du parc. D’après lui :

si on peut voir la montagne c’est qu’il va pleuvoir, et si on ne la voit pas : c’est qu’il pleut…

J’ai fait léger sur le côté grosse pluie, la doudoune est bien mais lourde pour un seul jour de mauvais.

La première journée est cool, seulement de l’approche : bus à 10hoo, suivi de 1h30 de bateau. Cette partie n’est pas que du transport, le décor est superbe, et on va au fin fond du lac pour le début du sentier. Il fait beau, et il fait bon à l’ombre dans la forêt. On traverse la rivière au pont et l’eau est parfaitement cristalline sur les gallets. La ballade ne dure que 1h30 pour atteindre le premier refuge. Je n’avais jamais fais ce genre d’expérience. Ici il y a deux bâtiments dortoirs, les lits superposés sont simplistes et en bon bois, rien ne grincera ou ne bougera. On nous fournit qu’un matelas. Tout est ouvert avec des moustiquaires. Il y a des préaux sur tout le tour des bâtiments, on est sur une terrasse bois géante. La cuisine comme dans les campings : éviers et gazinières, grandes tablées.

Les gens arrivent au compte goutte. Et je trouve mes premiers francophones. L’attente sera tout de même longue, la tablette pour lire mon bouquin serait bienvenue finalement.

Dans la nuit à l’occasion d’une pause pipi, je vais voir un mur de vers luisants – magique.

Jour 2, le circuit est presque plat, longue des rivières, encadré de montagnes sur lesquels il reste de mini glaciers ou de la neige. Comme il a bien plu, le but est de voir de nombreuses casacades. J’avance à la vitesse standard malgré les très très nombreux arrêts photos. La chance me sourit car le temps m’est très favorable : seulement quelques averses de pluie fine.

Par contre il faut bien noter le fléau auquel j’avais jusque-là échappé dans cepays : le sandfly, mouche des sables, petit insecte piqueur. On sent la vive piqûre, la bête n’y survit pas (pif, paf), elle dure peu mais certains boutons marquent durablement. Le ”repellent” ne fonctionne pas, leur seul truc sérieux : vêtements longs et amples, je pense même aux guêtres – alternative efficace – ne pas s’arrêter de marcher plus d’une minute – j’ai tout fait en short cycliste. Le plus dur sera la pause repas.

Dans le sous bois, il’y a des oiseaux trop sympathiques qui n’ont pas peur de nous. Un assez gros oiseau gris picore sur le sentier, je peux m’approcher à un mètre, il s’approche et me tourne autour. Un autre tout petit noir et blanc garde un peu plus ses distances mais reste tout aussi curieux. Ça fonctionne si on marche seul et en mode contemplatif.

On est quand même le jour de Noël, la veille quelques uns portaient des bonnets de père Noël dans la cuisine.

Troisième jour, petite grimpette. J’avance toujours en très courtes étapes à cause des photos. Les bas nuages circulent cas notre vallée sur un fond de ciel bleu. Le vent est glacial et fort seulement sur le col, je me suis habillé très chaud dans le shelter après mon repas, pour seulement 15minutes exposées. On redescend sur une autre vallée, les genoux tiennent le coup. On longe de multiples gros torrents. J’ai raté le détour pour une très grande cascade.

Il y a 6 à 7h de marche pendant 3jours et en partant tôt, il reste une grosse demi journée au refuge. Le soleil est assez fort pour aller faire trempette/toilette dans la rivière. Pas question de rester sur la plage à cause des sandflys. En tout cas, net progrès sur la baignade en eaux gelées.

Dernier jour : lever tôt pour arriver tôt car il y a un premier bus à 14h30. Ça me paraît un peu plus long car je milite mes arrêts. Pour l’éclairage, 1h plus tôt serait finalement à recommander, pour écouter les oiseaux du matin aussi. On arrive sur le fjord, d’autres personnes arrivent par là pour faire 2h sur notre chemin. Baignade rapide dans le fjord pour la toilette, mais j’y prends goût. Un petit bateau fait des aller et retour pour le port avec notre bus. Retour à Te Anau.

Courses en ville, acheter un pot de vrai yaourt de petit producteur vu précédemment et de l’agneau pour mon repas de Noël. Direction camping à une heure de route. Il est top, vide et pas cher du tout, loin de la foule. Tarif 20dnz au lieu de 80.

Remontée vers le nord : encore un passage sur Queenstown.

Loading

Ile du sud, première semaine

9 au 17 décembre 2024

Atterrissage à Christchurch, l’aéroport paraît vraiment grand, mais tout va plus vite car on est dans un vol interne donc sans police. Par contre il me faut faire la queue pendant au moins 30min pour avoir les clefs de la voiture. Je paie un peu plus cher que le coup d’avant mais elle est toute neuve avec écran tactile mais un peu plus petite.

Direction le premier camping au bord de la mer, avec intermède dans les magasins pour remplir le frigo.

AKAROA

Contournement total de Christchurch, je vais sur cette petite ville très touristique (bien qu’il n’y ait personne) qui a sa péninsule au sud de la capitale. On est au bord d’un fjord, on dirait un lac de montagne avec des prairies tout autour. J’arrive avec le soleil, c’est magnifique.

Le camping surplombe un peu la ville, en terrasses. Je suis réveillé le matin par le niveau sonore le plus fort depuis mon arrivée, celui du chant des oiseaux, c’était magique, avec dans le lot des chants inconnus pour nous. Il a fallu aller voir les voisins qui mettent la musique à fond et téléphonent à tue tête.

J’ai trouvé la boulangerie, avec croissants mais sans pain ! Dégustation du fish and chips avec trop de frites.

Il y a une variété particulière de dauphins dans cette baie, ils sont spécialement petits. On nous propose une sortie bateau, avec une combinaison chaude et flottante, on va dans l’eau pour voir les poissons de près. Très sceptique sur le coup, mais assez content au final, d’être allé dans l’eau gelée malgré les artifices.

J’ai surtout enfin vu des dauphins

Exploration du quartier : on accède par les hauteurs à d’autres baies bien perdues, c’est vraiment à découvrir. En me baladant sur une petite plage bordée de rochers avec des moules, à marée basse elle sont faciles d’accès. Je serai encouragé à faire ma petite cueillette par une famille de Malaisiens qui fait la même chose. Il y a des citrons à disposition dans la cuisine du camping.

petite régalade !

Mont Cook

Petite incursion vers le centre : une chaîne de montagnes de même type que les Alpes partage l’île en deux. L’est est humide, pas très large, au centre les montagnes, l’ouest est très large et sec. Cette chaîne n’est globalement pas très haute (par rapport aux Alpes), mais il y a de la neige et des glaciers.

Je n’ai pas vu le Mont Cook car il avait la tête dans les nuages. Mais le circuit touristique nous fait nous en approcher, on s’approche d’un glacier qui est au bout d’un lac. Il est couvert de rochers éboulés des montagnes, seule la tranche est bleue. Des morceaux de glace sont tombés dans le lac, les glaçons qui sont à l’autre bout du lac sont en fait de la taille d’iceberg vu la taille des bateaux sur la photo.

Belle rando pour aller voir un autre lac. Tout est super aménagé sur cet autoroute à touristes : ponts, passerelles, chemins au lieu de sentiers. J’adore ces parcours en terrasse bois au dessus de la végétation.

La région accueille beaucoup de grands lacs, ils sont vraiment bleu lagon. L’eau repart parfois dans des canaux pour l’irrigation.

Oamaru

Retour sur la côte, plus au sud. A voir sur la plage des Boulbers : n’énormes rochers dans le sable au pied de la falaise sont parfaitement sphériques. J’en profite pour transformer l’une d’elles en fleur géante en grattant le sable.

Une ville touristique d’un autre style. Il y a des docs sur l’ancien port, aujourd’hui aménagé avec des artisans et des bars. Bonne concentration d’artistes, artisans, galeries en tout genre et un peu plus décalée. Il y a notamment des mamies qui font des superbes peluches en tricot, il m’aurait fallu remplir un sac. Une ancienne banque dans des superbes bâtiments est transformée en galerie, une artiste fait des personnages ou marionnettes, principalement de laine – j’aurais dû acheter ce chat s’il n’était pas si grand.

Sur cette côte, une autres spécialité : des pingouins spéciaux. On peut les voir rentrer le soir au coucher de soleil dans leurs nichoirs ou dans les rochers. Attraction gratuite au bord du port ou payante un peu plus loin. C’est assez rigolo mais on les perturbe car il y a toujours sur monde sur leur passage, une animatrice fait un peu la police.

Le camping est quasiment en centre ville et en bord du parc. Attiré par la musique, je suis allé voir le spectacle de Noël, un peu la kermesse proposé par un religieux et les assos de la ville. Pas extraordinaire mais content de voir les traditions locales.

Dunedin

Ça commence à faire une grande ville. Du coup je vais dans auberge de jeunesse, en expliquant bien le problème des ronfleurs, le réceptionniste me place dans un dortoir vide, le top du top.

En faisant les boutiques, une galerie d’artisanat vend de géniales peluches en tissus de laine.

En passant devant un théâtre, il y a enfin une date pour moi, le soir même. Une dame m’explique comment est faite la salle pour réserver la bonne place sur internet. CIRQUE AFRICA. Du cirque dans un théâtre (un peu ancien, à l’américaine), jamais testé. C’est parfait en fait, que des noirs en fait pour des classiques mais au top. Seul bémol, ou trop rigolo : la troupe de danse qui a appris la chorégraphie africaine avec des blancs, du coup rien de bon dans le style à mon goût. Je dirais que c’était un peu déculturé aussi dans la musique. Je ne demandais pas un documentaire.

J’ai demandé à la sortie d’où ils sont : de Tanzanie. Il m’a demandé si j’étais bien français. On est reconnu au deuxième mot avec notre accent.

La cuisine est bien équipée, du coup je me fais un pett plat. Côtelette d’agneau avec de la cardamome et des tagliatelles.

Éclaircie après ces deux jours pourris. Petite balade sur la côte. Sur un sentier au bord de mer, je dois probablement passer trop proche des nids, toute la volée me tourne autour et très bas !!!

Poursuite de la sortie sur l’extrémité de la péninsule proche de la ville. Superbes prairies qui donnent sur la mer, ça pourrait ressembler à la Bretagne. Descente sur la plage de Sandfly Bay. Cool et isolé, bien venté. Un énorme lion de mer fait sa sieste.

Invercargill

Le sud-est de l’île s’appelle les Cattlins. La route est chouette, toujours ces forêts tropicales. Ballade à la fraîche pour voir une cascade.

Cathedral Cave : un site à voir, cette fois la chance fait que la marée est encore assez basse pour voir une très grande/haute grotte sur la plage. Elle fait un énorme tunnel donc avec deux entrées. Spectaculaire.

Petite séance avec la poupée, les algues multicolores en filaments plats me rappellent Madagascar : la poupée avec un sac tisssé en décomposition dans le sable et avec presque les mêmes couleurs. L’organisateur des visites m’a vu faire à dit ”pretty good !”

On est le plus au sud du continent et il y a du soleil. Il y a la possibilité de camper sur ce parking juste au bord de l’eau, vue sur un lido. Le top vu le très beau temps pour espérer voir les étoiles et peut être une aurore Autrale ? Il est 14h100, ok pour une sieste sur le sable mais pas attendre ici jusqu’à ce soir…

Au camping d’Invercargill, bien à l’écart c’est top. Je place la tente dans l’axe pour bien avoir la voie lactée sans en sortir. Après manger, je vais vers 11h00 sur la plage au sud. Cool mais rien de plus. Il n’y a plus le bébé lion de mer de cet après midi.

Il arrive petit à petit des marcheurs, on est en fait sur l’autre extrémité du long parcours de 4000km qui traverse le pays. Je fraternise avec des francophones et du coups on mange ensemble. Deux sœurs françaises en Pvt et un couple suisse. Ils me montrent des vidéos de marche dans la boue extrême, les Suisses on contourné les pires endroits. Une soirée sympa avec des jeunes.

_

Loading

Northern island, fin de la boucle

30 novembre au 8 décembre 2024

Départ fin de matinée de Wellington, mise en route matinale très efficace : plier les bagages et retrouver la voiture, la charger. Je passe devant la piscine municipale et hop quelques longueurs. Il fait beau et il n’y a aucun vent, la mer est très calme, les vrais sportifs nagent dans la baie, j’avoue que j’aurais pu essayer car j’avais la tenue…

Vu la météo, il faut enfin profiter du jardin botanique sur les hauteurs ! Un peu de marche à pied pour faire le grand tour. C’est un très grand parc, mais tout classique, rien de spécial. A midi je goûte enfin leur scones au fromage, toujours livrés avec deux dosettes de beurre, ça a bien un goût de fromage, c’est bien chargé, le supplément de beurre est inutile.

Sortir de la ville, morte ce dimanche matin. Direction la côte ouest. Arrêt sur une petite ville balnéaire. Première vraie baignade dans l’océan grâce au soleil de plomb, il faut faire 50m pour avoir de l’eau jusqu’à la taille, c’est peut-être grâce à ça qu’elle paraît suffisamment chaude.

Nuit dans un camping au bord de la mer, opération coucher de soleil depuis la plage. Mini village balnéaire mort hors saison…

Whanganui

Je traverse cette ville à midi, arrêt repas. En fait c’est assez grand et le centre ville(une avenue) est bien ’long’. Je me fais plaisir en tombant enfin sur une galerie d’artisanat d’art avec de supers verriers et quelques potiers, rien que pour ça, je pourrais vivre dans cette ville. Visite du musée tout juste restauré.

Nuit au bord de la mer dans une petite station balnéaire visiblement plus chic cette fois vu les commerces et l’architecture. On est à 20min de New Plymouth, la grande ville, et proche du grand volcan Mont Paranaki incontournable.

New Plymouth

J’en retiens que c’est encore une grande ville, son centre est rempli d’hôtels, d’un quartier commerçant bordé de gros immeubles, et de galerie commerciales reliées entre elles.

Un de ces immeubles a un grand couloir avec quelques commerces et un restaurant au bout. Il y a du monde car ils font un mini marché de Noël. Coïncidence : boulanger et croissants, ce sera le meilleur du séjour pour l’instant.

Je dors toujours sur mon pied à terre au village d’à côté.

Tour du grand jardin public. Il se prépare les illuminations et festival immersif avec concerts pour leurs vacances. Pas pour moi.

Mont Taranaki

Sortie incontournable, ce volcan est parfaitement circulaire. La météo limite les possibilités de sortie, mais une petite ouverture cette après-midi permet une approche.

Il a la tête dans nuages, normal. En s’approchant, la densité diminue, il se forme même 2 lenticulaire, lesquels vont s’efilocher pour totalement disparaître au milieu de l’après midi. Arrivée sur une des bases pour faire juste une boucle de 2 heures dans la forêt.

Il aurait fallu se trouver sur l’autre base pour faire la fameuse photo du reflet sur un lac. Pas le lendemain car la météo sera pourrie…

Route vers le nord, le long de la côte. Je dois couper par les montagnes car la route principale serait fermée pour travaux. Le paysage de forêt vierge est superbe. Je crépis la voiture sur des parties en piste mouillée, prévoir un lavage.

Waitomo

De très nombreuses grottes dans la région, habitées par des vers luisants. J’en ai déjà vu dans le nord mais c’est tellement magique que j’en reprends.

C’est de l’industrie lourde : superbe bâtiment, guides, bar à l’entrée et à la sortie. Rendez vous 30min avant pour que vous consommiez.

Première partie avec une grotte classique. Très aménagée, la grande cave est dallée et sert de salle de spectacle et y font une messe pour Noël. Les vers sont proches de la sortie, il y a comme un lac. On nous met dans une barque, le guide s’accroche à des filins pour nous faire avancer en silence. Dans une grande salle, le plafond est tapissé de petits points. Superbe, magique, poétique.

moi qui cherchais la voie lactée ?

Je fais une randonnée proche d’une autre grotte visitable. Le cours d’eau passe dans des gorges parmi cette forêt tropicale. Elle traverse la montagne par un tunnel. C’est chouette. Des touristes en combinaison de plongée sortent par le ruisseau d’une grotte, les fesses dans une bouée de chambre à air. Le job du guide à cette étape est de faire une photo de famille pour la vendre à la sortie ou par email.

Pleine période des marguerites, je craque pour faire un petit bouquet de fleurs de champs, pour… la cuisine du camping !

Hamilton

Toujours une grande ville. Je noterai son important jardin : il est composé de multiples mini parcs avec des thèmes typiques de pays où d’époques (Chine, Japon, Égypte, modernes…) et avec des décors maçonnés grands moyens. Même si ont n’est pas d’accord avec tous les points de vue, ça reste impressionnant par les moyens mis en œuvre. Je note le jardin imaginaire, avec une brouette géante, et surtout des arbres aux branches animées mais avec une mécanique qui grinçait…

Auckland

Boucle fermée.

Je refais un tour de la ville, je la voix un peu différemment, j’y ai quelques repères.

En regardant les spectacles et concerts, je réussis à réserver pour de la danse à l’opéra. Une version du ’SONGE D’UNE NUIT D’ETE’, en anglais, danse classique avec orchestre. Le décor est énorme et laisse même peu d’espace à la danse, les costumes un peu Walt Disney. On est plus Broadway que Opéra de Paris, le petit Français est un peu surpris. Il se trouve que je suis à côté de deux Français qui vivent ici depuis 2 ans, ils repartent dans 3 jours.

Rendre la voiture à l’aéroport, avion.

Loading

vers Wellington

du 24 au 29 novembre 2024

Reprise de la route vers le sud et ouest, direction Napier. La route autour du volcan et un peu en altitude change car il y a très peu de végétation, de grandes lignes droites.

Je choisis ensuite une petite route transversale dans la campagne. Elle vaut bien le détour : toujours ces prairies et ces zones accidentées, des vues graphiques donc beaucoup d’arrêts photos. Puis redescente sur la mer.

de vrais fonds d’écran Windows 98

Napier

C’est une grande ville et touristique. Elle est connue pour son centre ville qui a gardé son look belle époque car elle a été reconstruite à ce moment à là suite d’un énorme tremblement de terre. A part le décor dans certaines rues, c’est un enchaînement de boutiques et de restaurants. Pas vivant malgré le beau temps et que l’on soit un dimanche. J’y trouve les premières fontaines, certaines sont des aberrations techniques, on se croirait au boulot…

Hastings

La ville voisine bénéficie de la même histoire et patrimoine sans les touristes. Je me suis échappé d’un camping plutôt pourri et j’ai retrouvé ma chaîne de camping préférée, qui avait ici encore de super installations.

Au matin la ville se réveille doucement, très doucement malgré les jours très longs. Ça me plaira un peu plus car j’y trouve enfin des croissants et du vrai pain au levain. La boutique d’à côté est une des très rares boucheries, et celle là est toute neuve, bien design. Ok c’est du bobo français mais ça fait du bien. J’ai fait mes courses.

Martinborough

Perdu dans les petites routes,,, je n’en voyais plus le bout. Je pense que le matin j’ai pris une mauvaise route en continuant la côte. Chouette, mais…

Très petite bourgade mais proche de la capitale ce qui en fait un point de chute touristique. Même ma chaîne de camping en a un (petit) ici. Il y a de beaux hôtels et quelques beaux restaurants. Ici c’est l’œnotourisme avec quelques caves privées à visiter, de la rando, du vélo.

J’y ai quand même trouvé ma boulangerie. La boulangère hollandaise a vécu à Millau si j’ai bien compris et aime les campings français au bord de la rivière…

Il y avait aussi un cinéma de luxe (2 petites mais superbes salles) intégré à un restaurant. Même si ça ne rapporte pas beaucoup, il me semble que c’est une super idée pour de petites villes.

Wellington

Arrivée dans la grande ville, la capitale, je vais directement à une auberge de jeunesse, puis à une autre. Super bien placée mais il faut que je gare la voiture à 20 minutes à pied, gratuitement au bord de la mer. Il y a un vent extraordinaire mais il paraît que c’est une spécialité locale.

Balade dans les rues, faire les soldes mais je n’ai rien acheté. Musée le plus important mais les 2 étages intéressants pour moi sont fermés. Il y avait une bonne exposition sur le patrimoine maori. Intéressant aussi, toute une partie sur la déforestation radicale depuis la colonisation…

En face dans le palais des expositions, je me suis fait ma première expérience Bansky.

Une séance de natation à la piscine municipale qui est au bord de la mer. Aujourd’hui il y a presque du soleil, et surtout aucun vent et il y a les vrais nageurs dans la baie, j’aurais au moins pu tâter la température…

Ville clean mais encore austère, comme tout le pays : peu de gens habillés bizarre, pas de magasin de luxe – du moins les nôtres, une seule galerie d’artisanat, peu de monde dans les rues, pas de pâtisserie à la française…

Au moins une fontaine pour délirer, la Bucket Fountain :

Loading