MACHU PICHU par la montagne

12 au 15 OCTOBRE 2021

La veille le guide passe à l’hotel pour faire le point des préparatifs, c’est une pratique ici et c’est pas mal.

Départ tôt le matin pour aller au point de départ au bout de la vallée sacrée à Wayllabamba. On n’est pas les seuls, tout est au point dans le protocole. Nos porteurs préparent leurs paquetages et nous les nôtres.

On visite le petit musée au départ et zou !

On traverse la rivière sur le petit pont et finalement on s’arrête très souvent, je dirais tous les 500m et le guide fait un petit speech. Il parle très lentement en espagnol et je comprend, petit à petit il ne m’intéresse plus mais je fais des efforts. Si c’est comme ça tout le long de sera facile pour se recharger. On est à environ 2500m, rien d’extraordinaire.

On commence à monter doucement pour surplomber le cours d’eau et trouver un premier site archéologique inca. On traverse aussi quelque petits villages, lesquels nous proposent des jus de fruits et grignotages. Va pour une bonne dose préventive de vitamines C, avec la nécessaire infusion de feuilles de coca du matin je suis paré…

Ça commence à serpenter et à grimper. Comme d’habitude le sac à dos commence à me faire mal au dos mais les chaussures neuves et un peu trop grandes ne me posent pas de problèmes, c’est le plus important !

Nous arrivons le soir à la tombée de la nuit au campement, pile poil. Le protocole fait que nos porteurs ont déjà tout installé et nous font des applaudissements … je trouve ça très nul mais en fait c’est efficace pour motiver les troupes. Tente principale pour la cuisine et pour manger, nos tentes. Le campement dispose de sanitaires corrects, l’ambiance est sympa. On remarque m’arrivée des autres groupes par les applaudissements entendus au loin…

La seconde journée est la plus dure, on est avertis : deux cols à passer dont un à 4200m et 15km à parcourir. J’ai du mal à imaginer les proportions et heureusement !

Le chemin inca est totalement pavé ou en escaliers. Des grosses pierres qui ont bien bougé mais ce n’est pas un problème. Les marches sont inégales et plutôt hautes vu le relief, mais le circuit est totalement confortable car il n’y a jamais de boue. Par contre, l’altitude devenant petit à petit importante, le manque d’oxygène oblige à réduire la cadence -enfin pas pour tout le monde-, j’échappe au mal de crâne.

On est 5 : 4 espagnols et moi, l’un a l’air d’avoir 70 ans et il finit par caller. Moi, ça va mais à condition de marcher de plus en plus lentement sinon le cœur s’accélère et je m’essouffle. Astuce : ne pas réfléchir a la respiration: çacasse tout. Je finis par monter une marche et faire deux respirations à l’arrêt, j’ai pu imposer ça au monsieur, et on a ”bien” avancé, régulièrement surtout. Ça paraît inimaginable depuis son canapé mais j’en était là. Après l’arrivée en haut : on découvre la suite, une descente en escaliers vertigineuse et interminable. Heureusement le guide m’a poussé à prendre des bâtons, chose que je n’avais jamais utilisé, voir pas compris l’utilité. Je pense que dans la situation, heureusement que je les avais. J’avais aussi un handicap classique, un sac à dos trop lourd (pesée de 12,5kg ) pour moi, je me suis pouri le circuit à assumer mais j’ai décidé de faire porter le maximum les autres jours, ça change pas mal de choses.

Enfin le paysage vaut le détour et il change tout les jours, on est très haut et là c’est très sec.

A midi, il y a des campements en terrasses et l’équipe a monté la tente principale. On mange assis, à table, il y a un vrais repas à chaque fois. C’est impressionnant car ils trimballent bien du materiel pour tout ça. Pas trop d’appétit pendant les 4 jours suite a la gastro. Je suis un peu énervé car il fait beau et il fait bien meilleur dehors que dedans, protocole (habitudes ?) oblige. Mais bon, vu le paysage !

Cette journée paraît interminable mais à part la lenteur et mon dos, je n’ai aucun problème technique, motivé !

Les espagnols sont sympas. Un seul parle français, le jeune a vécu en France dans son enfance. Une dame parle un anglais de débutante, le vieux connais 4 mots de français. Je confirme que les espagnols parlent vite : comprend rien ! Le guide lui parle anglais, espagnol et quechua, je le comprend facilement, il parle même trop mollement selon les espagnols. L’espagnol n’étant pas sa langue maternelle, ça paraît normal. La discussion avec le groupe m’est difficile, tant pis. La copine du plus vieux a la forme et elle le bichonne, elle est très émotive : lors de la présentation de l’équipe de porteurs elle a voulu leur faire un abrasso (dans les bras), le guide lui a demandé de garder ça pour le dernier jour et elle en a pleuré.

Peu après le départ, voila le défilé des porteurs qui ont tout plié et qui vont à fond, nous doublent. Ils sont en uniforme de l’agence, les nôtres ont en plus le bonnet du dessin animé Minions. De dos on ne voie pas leur tête, ça fait de drôles de bestioles… en tout cas la plupart vont au pas de course en toute situation. L’un d’eux me cite ”Montesqiou” et la révolution francaise. Trop forts ces péruviens.

Fleurs et autres plantes d’altitude : de bons sujets pour mon PROBLEME DE PLASTIQUE.

Ma tente est grande mais pas pratique. Bon. Les nuits sont fraîches mais pas pour moi, le duvet loué, pour -18°C, est beaucoup trop chaud. Ce sera duvet sur les pieds et seulement drap pour le haut. Vrai !

Le programme du 3e jour est plus court et plus simple mais quand même. On commence à s’approcher de Machu Pichu car on surplombe la ville moderne, un barrage sur la rivière, la voie ferrée mais tout ça est tout en bas bien en bas, les pentes sont abruptes. On passe sur un point de vue énorme mais en fait il y a au loin une mer de nuages, mauvais présage pour la suite ? Le klaxon du train résonne, je n’ai pas vraiment pu enregistrer grrrr.

On longe déjà plusieurs sites archéologiques. Ce sont principalement des grandes séries de terrasses avec murs en pierres sur des pentes abruptes. Le design en suivant les courbes de niveaux est fabuleux, on imagine le travail de Titan et tout cela est encore bien debout ! Des minis Machu Pichu …

MACHU PICHU

Le grand jour arrive et le protocole est vraiment bizzare. Lever 4h pour attendre 1h30 devant la porte du parc ! Et on n’est pas les seuls. Après c’est le pas de course sur le sentier alors que le jours se lève, photos, déshabillage… il y a encore de la route avant d’arriver. Ensuite Porte du Soleil, traversée du site pour aller à l’entrée tout en bas, déposer les sacs, valider l’entrée et remonter au site. Au secours, on n’en peut plus !

Porte du soleil : je m’attendai vraiment à celle de Tintin ! Déception. T’es bête ou quoi ?

Le circuit que l’on a fait est assez épatant, et vertigineux. Là, nous sommes redescendus et sommes passés en mode quasi tropical. La porte du soleil est à l’est de Machu Pichu sur une ligne de crête, le soleil viens juste d’éclairer le site au loin, il doit rester encore un ou deux kilomètres mais ont surplombe. Protocole : photos !

La vue est super car selon moi, car en plus du site il y a son cadre : on est entouré de belles montagnes à pic et vertes, on est bien dans un écrin reculé comme beaucoup de nos monastères. Machu Pichu est au centre avec son propre pic Wayna Pichu qui est sur toutes les photos, avec encore des constructions à la cime. Au bas du village coule la rivière en forme de fer à cheval. Nous avons un super soleil, tout est parfait (oublions le protocole inadapté), les premiers nuages améliorent les photos, ça se couvre sérieusement dès notre départ, normal.

Je ne fais pas plus pour la visite : voir les photos. Bien sur c’est mieux en vrai…. Pour Problème de Plastique : je ferai probablement une page à part.

(De plus je viens de prendre un Pisco Sour pendant je j’écris ce lignes et la tête commence à tourner grave !)

Je recommande fortement d’arriver sur le site par ce treck, sous réserve de bonne santé. Trop content : je l’ai réussi !

Peu importe Machu Pichu, l’important c’est le chemin !

machu :

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De PUNO à CUZCO

10 au 11 OCTOBRE 2021

(mauvaise nuit de gastro)

Bus touristique pour aller de Puno à Cuzco : on longe l’Altiplano qui est un prolongement du lac Titicaca, un haut plateau avec un peu d’agriculture mais surtout entouré de montagnes désertiques.

La météo est encore au top : on arrive dans les montagnes enneigées avec des petits nuages. L’air est pur et clair. C’est très très beau….

CUZCO

(la gastro est stoppée mais je suis crevé, gros repos)

Pas de musée mais quelques ballades, la place des Armes est fermée pour cause de tournage du film Transformers, un épisode au Pérou.

Présentation du treck par le guide pour prévoir les derniers préparatifs. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, mais j’espère me remettre au mieux car c’est pour demain et ça promet d’être costaud.

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Lac Titicaca à PUNO

7 8 9 10 OCTOBRE 2021

Après la visite du Canyon de Colca, nouveau changement de bus pour PUNO. On est entre touristes dans un minibus correct, seule la route goudronnée tremblotte quand même. Autre raison de trembler, je finis par me geler sans bouger, dans ce pays le chauffage est une option que l’on imagine pas même si l’option existe.

La route deviens petite, on se demande si l’on va vraiment vers une grande ville. Le temps passe à la pluie et même à l’orage. Dans la nuit j’ai bien vu les éclairs. Arrivée sous la pluie à l’hôtel qui donne sur la place des armes, correct mais tout aussi glacé.

LAC TITICACA

Le nom inoubliable de ce lac est dans ma tête depuis l’école primaire ?

ça y est je suis enfin sur le lac Titicaca !

Rien de spécial : un très grand lac au centre de montagnes arides. Il y a deux attractions : le village flottant et des îles habitées où l’on passe une nuit chez l’habitant.

Jour particulier : hier soir un match de foot contre le Chili pour le prochain mondial, le Pérou gagne, et en plus ce 8 octobre on célèbre pour une fête nationale pour une guerre contre le Chili…

Du coup c’est férié avec un gros week end, et plus de touristes péruviens. Le port est fermé aux bus pour les célébrations.

On embarque sur un bateau type vaporetto, avec un guide. On a une super météo, et l’eau est est un miroir.

On passe en premier par les îles flottantes : une variété de joncs flotte par nature, ils forment des blocs avec leurs racines et les alluvions qui font un bloc flottant, et ils sont récoltés est empilés sur le sol pour pouvoir marcher dessus. Ces îles sont amarrées un peu comme des bateaux…

En fait ça fait un peu Disneyworld car chaque îlot est un point pour recevoir nos bateaux, version resto, version centre ’culturel’ où le guide nous explique le fonctionnement de ces îles pour pécheurs au départ. En plus tout de bateau special en jonc…

On reprend le bateau pour aller sur une île. Là on nous emmène par petit groupes dans les familles, en fait de mini hôtels, simples mais honorables, sauf l’absence de douche. La dame nous sers des soupes enfin originales. Toutes les femmes sont en habits traditionnels, certaines même en habit du dimanche, la classe, ça fait pas trop folklo.

En fin d’aprem ballade au haut de la colline avec ses temples à Pacha Mama et Pacha Tata. On aterri surtout sur un super point de vue à l’heure du coucher de soleil et là ce fut féerique (sauf à se geler en plein vent), le ciel est passé par toutes les couleurs, au loin les cimes enneigées se sont découvertes. Merci mon zoom.

D’autres touristes semblent être tenus en laisse par leur perche à selfie, ou comme par un détecteur de métaux aerien, comme âne par une carotte au bout du bâton…

Autre effet, le téléphone affiche sans prévenir l’heure de la Bolivie limitrophe, on a jamais su où nous en étions….

Le tout avec une soirée à la salle des fêtes avec musiciens et les touristes déguisés en costume local. Ça réchauffe, et en plus une occasion de croiser quelques francophones.

Dans les quatres logés ensembles il y avait ma voisine du bateau, une hongroise parlant anglais, et un couple de jeunes péruviens où lui parle anglais et elle, parle beaucoup. Ils sont super sympa, elle très très communicative et souriante. Impressionnants par leur francophilie qui semble concerner tout le pays. Elle connaît aussi Jordy avec son ”dur dur d’être bébé ” (voila ce qu’on leur envoie, bravo !). En tout cas on a bien sympathisé !

Le lendemain tour à pied d’une autre île. Repas face à la mer et la météo est toujours avec nous. Le temps se gate en arrivant sur la ville évidement.

J’ai eu le temps de faire un tour de ville l’après midi, surtout pour voir l’énorme marché dans les rues, alimentaire surtout. Là je me régale…

Retour au resto chic sur la place des armes….

Nuit de gastro….

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PUNO :

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