J’ai choisi pour le Pérou de prendre une formule organisée pour m’affranchir des questions d’organisation et surtout pour être certain de faire de la randonnée. Je ne suis pas sur que tout me plaises, il va falloir lâcher du lest, mon autonomie parfaite jusqu’à maintenant avait d’autres inconvénients.
Le premier jour déjà, le top car un taxi viens me chercher chez Amélie pour aller à la gare routière. Un peu tôt certes, j’ai mal réglé mon réveil et je me suis réveillé 5 minutes avant le rendez-vous…. En plus le chauffeur attendais au début la rue gentiment car il n’avait pas l’adresse précise. Le carnet de voyage de l’agence me précise son numéro de téléphone, il me répond et je fini par l’entendre en stéréo quand il s’approche de notre porte. Ouf! On avait assez de temps de réserve.
Le bus est un quatre étoile avec sièges couchettes, séparation par rideau avec le voisin, wc, écran video. La trans américaine est parfaite, je suis mieux que dans un avion.
Direction le sud du Pérou.
Un autre taxi m’attend à l’arrivée pour me livrer à l’hôtel. Chambre parfaite avec terrasse, mais, donc, avec la vue sur la rue principale et son bruit de circulation. De l’autre côté, la terrasse resto donne sur la mer. Rendez vous dans l’après midi pour la visite du Parc naturel, en bus de touristes en fait avec commentaires du guide.
On se retrouve en dans un désert de sable, de roc, et de sel. Les couleurs ocres, la mer bleue et les plages, cet ensemble intrigue.
Arrêt sur un point de vue sur la mer et plage un peu rouge. Séance insta et selfies. Long arrêt à une plage, je n’ai pas prévu…. de toute façon il fait froid. Mais ça ne gêne pas trop les péruviens. Arrêt repas. Retour à la ville.
ILES BALESTAS
Le lendemain, sortie (pour ne pas dire excursion) suivante : la réserve des îles Balestas en bateau.
On fait le tour et au passage, on longe ma premiere geoglyphe : le candélabre géant dessiné dans le sable depuis des milliers d’années sur le flanc d’une colline, visible depuis la mer.
On fait le tour des îles, et c’est super, la météo est avec nous. Une belle lumière, les oiseaux, les lions de mer, des pingouins. Des bateaux, des falaises, les chantiers de récolte du guano. Percées dans les rochers, petites criques.
Selon Amelie : Lima n’est pas le Perou. En tout cas, en allant enfin dans le centre historique, on se croirait vraiment dans une capitale européenne. Les bâtiments administratifs et religieux datant de la colonisation espagnole ont tout de nos palais, dans la dimension, la qualité, la conservation. Toutes les façades sont nickel à part les quelques bâtisses à vendre.
La Place des Armes avec de beaux jardins, le quartier en zone piétonne, des restaurants et grands magasins dans de beaux bâtiments classiques. On est en semaine mais je trouve qu’il y beaucoup de monde. J’arrive trop tard pour pouvoir visiter les monuments : la prochaine fois. Je n’ai pas préparé mon coup pour faire un grand resto non plus. Sur le chemin du retour : une autre agitation, je peux voir sur les places des groupes qui dansent ou font leur gym.
Un peu lourd l’achat du billet Bogota-Lima chez Viva Air, l’expérience client désastreuse sur la partie règlement : l’opération se passe bien, même avec ma banque, puis écran de confirmation puis plus rien. Un email seulement sur les 4 essais. Heureusement : pas de prélèvement. En fait merci le moteur de recherche ! Le problème est connu depuis des années si l’on est pas du pays. Il semble qu’il faille indiquer la Colombie et non pas la France dans notre adresse lors du paiement… J’ai utilisé une plate-forme de voyage, elle n’a pas été très convaincante car je n’ai pas eu de billet par mail mais j’étais bien sur les listes à l’aéroport avec un autre numéro…
Ce n’est pas évident de voyager au jour le jour : la compagnie aérienne a un role de police, ils ont une liste d’éléments à fournir pour chacun. Outre les tests covid, les formulaires près remplis du pays, il vérifient que l’on a bien un billet retour. Sinon on doit prouver une réservation pour un départ vers un autre pays. J’ai essayé un système peu cher et efficace : un site internet vous demande quel jour et de quel pays vous devez partir, de là ils vous envoient une réservation vraie à votre nom vers une destination au hasard ou précise si vous le demandez, elle est valable 24 à 48h et vérifiable sur les systèmes. Eux doivent l’annuler et se la faire rembourser plus tard ? C’est leur boulot. Ça m’a servi car ils me l’ont bien demandé. Service rapide mais faire quelques heures à l’avance et non pas au comptoir car il y a un petit délais.
Pas au bout des surprises, on m’appelle dans l’avion pour aller voir la police ?… On traverse l’aéroport en courant : grand sourire, je dois ouvrir ma valise. On me demande si j’ai une batterie dans le sac ? Heu, non, oui, mais oui. Je dois la mettre en fait avec moi et pas en soute. La première fois qu’elle est détectée, bravo….
Course dans l’autre sens. Ouf, pas grave.
Je change de place pour être seul avec fenêtre, super même si c’est la nuit. Atterrissage à 7h du mat dans le brouillard complet, raté pour le spectacle du survol.
Je vais directement chez Amelie dans le quartier de Barranco. L’adresse est un peu confuse sur le Gps, il y a de nombreuses possibilités. Le taxi trouve directement, ouf. Il est encore un peu tôt, pourvu qu’elle soit déjà réveillée.
Nuit presque blanche mais efficace, un peu délicate.
BARRANCO
Le quartier donne sur la mer et la partie touristique est sympa, les constructions coloniales sont dans la catégorie chic, pour certains on se croirai sur la côte basque. De magnifiques demeures bourgeoises sont transformées en galleries ou restos. Tous le front de mer est sur la falaise avec des immeubles neufs tout le long. Au pied de la falaise, il y a une voie rapide puis la plage et ses restos.
Amelie m’indique une pâtisserie au bout de la rue pour un petit déjeuner. Grande surprise du siècle. Il y a des gros pains au chocolat et des croissants. Jolis comme des vrais. Ça me donne franchement envie de tester. Le top. Pour moi ils sont meilleurs que souvent en France, bravo. La boutique est moderne, jolie.
Les patisseries sont répandues, certaines sont minuscules mais toutes proposent des beaux et bons gâteaux. Épatant.
En fait oui, les restaurants sont vieux mais décorés comme chez nous. La cuisine a l’air nettement plus variée qu’en Colombie. Par contre il y a abondance de mini fast food, à emporter uniquement. Ou street food sedentarisée ?
On s’est fait un de ces restos chic. Très bien bien sur. On m’a fait tester le Pisco Sour, le cocktail national excellent : jus de citron vert très acide, alcool de raisin, sirop de sucre de cannes, couvert de mousse de blanc d’œuf. C’est très corsé, je le descend très doucement mais j’adore.
Je me sens bien dans de coin, on se sent riche pour pas cher dans ces beaux restaurants. Qualité de vie à la française aussi chez Amelie ….
Parmis les centres d’intérêt, j’ai noté le Parc de la Réserve dont l’attraction sont … les fontaines. Une collection d’une douzaine de fontaines monumentales, rare pour une municipalité d’un tel pays. Un vrai catalogue des possibilités pour une ville, jusqu’à la fontaine sèche animée, à la mode chez nous, et pour une fois circulaire. J’ai vraiment aimé le modèle arc en ciel, avec vraiment beaucoup d’eau comme on en fait plus, et d’une bonne taille. J’ai été scié par les deux paraboles sous lesquelles on circule sans trop se faire mouiller, surtout la circulaire que je n’avais jamais vu.
J’ai entendu un tambour en chemin, en approchant ce parc. Je l’ai recherché et c’étaient deux musiciens traditionnels plus ou moins en costume : un gros tambour et une kenia (flûte andine sans bec). Le son m’a rappelé notre galloubet, il jouait une interminable mélodie, sans point, sans virgule. Les passants leurs donnaient des pièces, ou les jetaient même du second étage. J’ai pu enregistrer, écoutez ma musique d’ambiance du site.
A pic : Amelie reçoit sa kinésithérapeute, parfait car je peut aussi avoir une séance.
Efficacité inespérée, elle m’a bien remis le dos en état !
Un point de plus pour Lima.
Lima est une capitale du surf, le saviez vous ? Bobo partout : coccinelles de surfeurs et van aussi ! On est allés au resto avec celle de Sylvain – le copain d’Amelie -.