Parc d’attraction Huis Ten Boch

21 mars

Mon premier objectif est de voir un vrai feu d’artifice, et en plus japonais. Ce weekend de fête est une occasion même si ce n’est pas la saison. Je n’ai trouvé que sur ce parc proche de Nagasaki à la pointe sud du pays.

Je n’ai jamais vu de parc d’attraction, mais celui-ci est un peu particulier, il n’y a pas de grand manège, par contre il s’inspire d’une ville hollandaise, un centre historique, des canaux, des jardins, des attractions et surtout à manger.

Un peu une énorme galerie marchande dans un parc à thème.

Mais c’est tout de même bien foutu. Pas du carton pâte. On est pile dans les tulipes et le petit début des cerisiers.

Je comprends que cela puisse plaire aux Japonais car il n’y a jamais de centre ville dans ce pays, les commerces sont très dispersés, le monuments sont peu nombreux, les restaurants et cafés sont très discrets, sans terrasses. Ici, en plus de l’entrée payante, il y a une tentation permanente d’acheter à manger ou des souvenirs. Il y a deux ou 3 terrasses de restaurants, une m’a fait penser à Venise, en cette belle journée ça fait envie.

Je prépare le coups pour le feu d’artifice : repérer le meilleur endroit, valider l’heure. Un premier indice, le programme affiche 20h45/20h50, tellement court que j’entends au début approximatif/impossible au Japon/le feu va durer vraiment que 5 minutes ? Impossible ! Si !

Les Japonais savent faire de l’excellence dans la frugalité. Beaucoup de travail, de qualité, en petite quantité. On est loin de l’obésité sonore lumineuse et pondérale (humaine)… de Kuala Lumpur ou du Sulawasi hurlants.

Feu assez sophistiqué, mais court. Je reste sur ma faim mais j’ai eu mon vrai feu !

Je tombe par hasard sur une fontaine musicale. Je reconnais encore les produits de ma marque. La différence ici est que tout est fin et parfait (selon moi). Grande mais pas gigantesque, le son n’est pas fort et il est de qualité, pas d’éclairages concurrents, arrière plan de châteaux lointains. Ils ont tout fait bien, et même, suprême idée, un second bassin au premier plan qui fait miroir, là est toute la différence.

Après le feu, je visite à nouveau le bassin, du monde arrive petit à petit, on attend alors qu’il commence à faire vraiment frais. Il y a certainement un show différent en vue. Yes. La chorégraphie est géniale et plus fine que toutes celles que j’ai pu voir, elle exploite le matériel au maximum et de façon moderne, couleurs pas criardes. Une choré, de celles que j’imaginais pouvoir réaliser…

Chapeau !

But Tatin ! Retournement des objectifs mais dans le bon sens !!!

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Nagato

18 mars

Le potier d’hier m’a laissé le contact de Suédois installés pas loin, également potiers. Je suis aller explorer avec les éléments que j’avais. C’est sur ma route, vers le sud. Un nouveau village de poteries, mais vu la météo et que l’on est hors saison, je suis tombé sur des portes fermées, et un bon nombre de grands hôtels/thermes.

Je vais me perdre dans les quartiers où Maps indique des ateliers. On est dans un hameau où il y a visiblement des ateliers et des fours montants, l’endroit doit être bucolique avec le soleil. Tout est bien calme.

Un temple prépare son jardin de cerisiers pour l’instant les statuettes sont encore en tenue de ski.

Comment se fait t-il qu’une bouteille d’Évian 0,5L coûte 120yen soit 0,50eur dans ce distributeur en rase campagne, alors qu’elle doit approcher les 4eur dans un aéroport parisien ???

En poursuivant la côte, je suis arrivé à temps pour Motonosumi Shrine. Un impressionnant alignement de Tori avec vue sur la mer. Pareil, à revoir avec du soleil.

Il faudrait revenir aussi pour voir les rizières semées et bien vertes.

Beaucoup de route et sous la pluie, de nuit pour changer d’Ile-de péninsule. Nuit à Kitakyūshū.

19 mars

Grand soleil. Il faut aller au bord de la mer. Petit port, petite plage, tout va mieux. Je remarque que la plage est polluée de matériel de pêche, il y a des tas déjà ramassés mis à l’écart.

Passage par une petit musée privé. La mamie a sa fille installée à Montpellier… La collection de vases japonais de m’a pas spécialement attiré, ce n’est pas mon style. Mais il y avait tout un étage de kimonos en teinture batik au noeud à l’indigo incroyable. Du Aizome, et en plus du bleu soutenu le Kachiiro.

En ville, l’énorme château de Kokura. L’intérieur est très moderne, pas intéressé. Pas évident de passer les textes au traducteur. Le nom des dignitaires de l’époque ne m’intéresse pas. Le jardin est intéressant : le salon de thé est dans un bâtiment traditionnel sur pilotis avec les pieds dans un bassin à carpes, je garde l’idée…

A la veille du grand weekend de fête de l’équinoxe (printemps pour nous, fin du ramadan pour les musulmans), il y a bien des préparatifs pour les stands de foire dans le parc du château.

Chance : une expo sur le Kitsungi, l’art de réparer les poteries avec une touche d’or ou d’argent.

Ce château est maintenant en plein centre ville et adossé à un énorme centre commercial coloré.

20 mars

Château de Kumamoto. Cette fois il est sur un promontoire et domine la ville. La rénovation récente à cause des tremblements de terre est incroyable depuis l’extérieur, et il est vraiment grand. Ils sont en train de reconstruire depuis zéro un autre bâtiment annexe. Par contre l’intérieur est encore moins intéressant que le précédent.

On est le jour férié du printemps, j’espère bien trouver des animations, opération réussie : le grand parc attenant avec son grand soleil accueille des démonstrations de sports traditionnels et ses food truck. Les familles pique niquent sur la pelouse.

Le musée d’art du parc était un peu vide mai la partie archéologique était intéressante à propos des tombes installées dans des tunnels creusés, ou tumulus, une spécialité de la région.

Il faut aller au musée de l’artisanat, en vrai c’est une boutique d’artisanat d’art. Évidemment c’était le cadeau de la journée, alors que j’étais simplement attiré par les mascottes de l’entrée. Choix de couteaux, de poteries etc. Plus une amusante expo de photos de mini mascotte dans des décors fabriqués avec des produits locaux, j’ai retrouvé le même artiste dans un autre musée.

Je me suis acheté un couteau japonais…

Une belle journée de printemps.

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Hagi Yagi poterie

14 mars

Tsuwano

Je remarque que toute les villes touristiques ont une gare. Ici elle est déjà un monument moderne et discret. Toute la ville est en longueur entre la voie ferrée et la rivière.

L’attraction principale doit être le temple qui est sur les hauteurs, on y accède en voiture d’un côté ou à pied de l’autre par une allée de Tori, ces portiques rouges bien japonais. On a vu sur la ville. Le temple est vraiment en activité, il est très décoré à l’intérieur. Les petits temples de campagne sont vides, je me demandais si c’était le rite local, car les bouddhistes chinois ont des temples 100 fois plus décorés.

La ville a ses petits hôtels luxueux en mode traditionnel. Ses petits restos, certains très chics vu le prix. Attention il n’y a quasiment pas de restaurants présentés comme l’on connaît en France ou ailleurs, une salle, des tables, la cuisine cachée. Ici, 90% des établissements sont minuscules avec une partie de la cuisine derrière le comptoir, des places contre le comptoir en général pour les solitaires et des petites tables, parfois un coin tatamis et tables basses. On les appelle des izakaya. Ils ne sont pas évidents à trouver en ville car les cartes ne sont pas toujours dehors le soir. On ne peut jamais voir l’intérieur. Ce fut souvent compliqué. Merci Maps.

Il y a deux rues, dont pas mal de boutiques de souvenirs, de pâtisseries traditionnelles luxueuses (pas de gâteaux comme chez nous).

J’y ai vu ma première église japonaise. Les vitraux et le soleil faisaient bon effet sur les… tatamis.

L’eau de la montagne circule dans la ville, notamment par des petits canaux qui devaient servir d’évacuation. Aujourd’hui on y trouve des énormes Koï (carpes), nourries par les touristes.

Le vrai point d’intérêt pour moi fut le musée municipal – avec l’exposition d’un peintre moderne réalisant de la peinture de sujets médiévaux incroyables.

Hagi

J’arrive dans la ville de Hagi que l’on m’a conseillée, et déjà réservé dans un BNB.

Super ! La maison est traditionnelle, panneaux coulissants et tatamis. Glaciale mais on peut chauffer chaque pièce. Gestion de l’arrivée par la grand mère et le gendre qui parlent mal anglais, c’est pittoresque.

Dans le salon, un autre hôte me rejoint vite : un retraité écossais qui va rester quelques mois. On discute longuement toute la soirée. Il me parle de cette petite ville très agréable, au bord de la mer, il y a ses petites activités. Il me dit qu’il y a beaucoup de poteries, j’enchaîne sur le fait que j’aimerais pratiquer ici. Il entre en contact avec la propriétaire, qui, elle, parle bien anglais. Le lundi elle me donne deux contacts à aller voir, et j’ai réussi à m’arranger. Top.

Je vais rester 4 nuits au total car c’est vrai que c’est la première ville qui me paraît un peu plus vivante, taille correcte mais petite pour le pays. Le bord de mer et les rivières, entrée de mer ferait penser à un petit Sète.

Difficulté pour trouver un restaurant le soir, encore. Au pied d’un hôtel, juste un logo et une odeur de cuisine, je m’avance dans les couloirs. Ça a l’air assez cadré pour que ce soit une chaîne. Spécialité : les salons pour manger par 4 ou par 6. Pour les solo : comme des cabines individuelles contre un comptoir fermé par un rideau, pas terrible.

15 mars

Première journée avec un vrai soleil, ça remonte le moral. Pour un dimanche, c’est plutôt calme, il faudra voir le mardi suivant pour vraiment une agitation générale. Visite des monuments du quartier. Dégustation d’une orange tombée d’un arbre, trop amère, plus proche du pamplemousse.

Je fais le tour des magasins de potiers. Première tentative avec un atelier, ils font des initiations mais pas plus, ce sera difficile à comprendre avec l’application de traduction, abandon.

Perdue dernière un temple, une boulangerie, allons voir. Trop japonais. Mais je prends des rusks. Des petits croûtons de brioche sucrés poêlés dans le beurre : ça m’a rappelé les croûtons frits que ma mère nous faisait pour faire passer les lentilles. On a échangé les adresses de délices avec Paul l’écossais.

16 mars

Lundi, la propriétaire est revenue et a pris des contacts avec des potiers, elle travaille dans le tourisme. Elle m’envoie des rendez vous. Le top.

Premier contact compliqué. La vendeuse est au courant mais me fait tout le speech. Ça tourne en rond comme hier à me réciter le blabla sur la céramique pour les clients, j’ai failli abandonner. C’est en montrant ma production sur le smartphone qu’elle a compris. Le studio d’initiation sera dispo demain avec de la terre, en ‘location’.

Le second rendez vous dans un atelier un peu en bazar, est nettement plus expéditif. Avec un peu d’anglais et le geste de tourner la céramique avec les deux doigts : j’ai pu attaquer directement. J’ai fabriqué des bols pour me remettre en main, ça a aussitôt fonctionné. J’ai fais 6 grands bols, et pendant ce temps il a fait soixante petits bols de riz…

J’avais un 3e contact mais je n’avais pas le temps du coup.

Passage au onsen du coin avec vue mer.

17 mars

Journée tournage, ma partie préférée, avec leur terre à Hagi Yagi, la poterie spéciale de la ville avec 2 ou 3 couleurs typiques pour de l’utilitaire culinaire type bols de riz (petit au Japon), tasse à thé, avec des couleurs claires et parfois des tâches blanches, finitions rustiques.

C’est la première fois que je fais une journée entière de tournage. J’ai eu quelques ratés mais la production m’a paru à peu près efficace dans mes capacités actuelles. Il faudrait moins s’attarder sur certaines parties.

Ne pouvant pas aller au bout du processus, je ne garde que 4 pièces et de découpe le reste en tranches pour inspecter les épaisseurs. Le patron et l’employé qui parle anglais sont venus voir à la fin, j’aurais dû leur montrer le travail total. J’ai l’impression que pour le prix payé, ils me faisaient eux même la suite du processus jusqu’aux cuissons. Mais c’est moi ‘l’artiste’ , donc je ferai tout une prochaine fois sur 2 mois.

Le patron m’a fait une démonstration de leur tour à pied qu’ils utilisent tous les jours. Le tour à moteur ne sert que pour les grandes pièces. J’avais essayé juste avant, mais il faut 3 mois de stage…

Cette étape m’a beaucoup plu, aussi grâce à la rencontre de l’autre voyageur avec qui j’ai pu discuter (lui aussi il en avait besoin) et par l’aide aussi fournie pour me trouver des potiers.

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Gotsu château

12 mars

A ne pas rater à Gotsu : son château. Bien sûr en hauteur, avec des grandes murailles qui tiennent la colline. Le bâtiment principal a bien l’allure médiévale que l’on peut voir dans les films ou bandes dessinées. On quitte ses chaussures à l’entrée et on les porte dans un sac. Tout est en bois, tout est resté simple et c’est superbe. On passe par tous les étages.

Le tout est dans un grand parc bien entretenu, il y a des douves qui ceinturent le tout. C’est très touristique. On visite également des maisons de dignitaires à l’extérieur.

Boutique du musée, je craque pour une première poterie. Faut pas !

Petite dégustation de sashimis, du poisson cru, ça n’a pas forcément de goût.

Un peu de route pour rejoindre mon logement. C’est dans un micro village au bord d’une grande plage. Top la maison traditionnelle, la propriétaire parle anglais. Il y a une déco un peu brocante vintage. Patio traditionnel avec jardin japonais, bassin à carpes.

13 mars (vendredi)

Il faut aller au bout du village pour avoir une immense installation touristique, notamment un aquarium. Ce n’est pas trop mon truc mais c’est une occasion de voir comment ça se passe au Japon.

Shimane aquarium – Aquas

Très beau très neuf, tout confort. Petits poissons, grands poissons, gros poissons de cirque. Ce qui me fait le plus peine sera les requins et autres sujets qui doivent s’ennuyer dans ce grand bassin. Les pingouins aussi qui regardent le mur en guise d’horizon.

Ca m’a fait plaisir de revoir des Eel Garden, des groupes de murènes en forme de serpent qui sont plantées dans le sable, elle bougent au gré des courants, elle disparaissent si on s’approche trop où si notre ombre leur apparaît. Ici elles sont toutes petites, il y en a deux voisines qui s’asticotent.

Iwami Ginzan

Une bonne route en rétro pédalage pour voir ce village qui a gardé un look un peu plus ancien avec quelques magasins à touristes.

C’est le point de départ pour aller sur les anciennes mines d’argent. J’ai pas tout compris et je me suis approché en voiture, bon on est hors saison. Normalement il y a une navette ou du vélo, de la randonnée… Les mines sont dans la montagne mais une une seule est facile d’accès et est aménagée, rien d’extraordinaire.

Je me suis fait ma petite marche à pied.

Yonotsu

Il est l’heure d’aller sur un onsen. A hasard je vais sur Yonotsu, sur un petit port. Je me perds un peu sur la route quand même.

Le village est encaissé, tout en long. Une rangée de maison de chaque côté, une ruelle au centre, la guerre des parkings.

Le onsen Senyakutou est le plus vieux du coin est ça ce voit. Le bâtiment est simple, les équipements minimalistes, 3 petits bassins en pierres, mais l’eau la plus chaude jamais vue.

Le village a aussi ses hôtels et restaurants de luxe. Un peu plus bobo au final.

Je vais rétrograder en cuisine pour tenter un burger dans un restaurant dont la déco me plaît tout en gardant la formule traditionnelle. Au final ce burger fera partie des mes meilleurs : de la super viande du coin pour moi pas indispensable pour ce genre de cuisine. Mais au bon goût de grill, et surtout un petit goût de fromage à raclette un peu grillé.

Le cuisinier serveur parle anglais. Au final il me recommande une petite ville qui serait sympa comme la sienne. Ok j’y serai demain.

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