Direction Nosy Be

18 octobre au 5 novembre 2024

Un peu la course mais tout s’enchaîne bien : taxi brousse, taxi pour hôtel, hôtel perdu qui a changé d’adresse et on parcours les petites rues, manger un bout, apprécier la fraîcheur de la nuit enfin, douche, préparer les valises car une va rester ici pendant 2 semaines. Réveil 4h, taxi aéroport, longue attente avant l’enregistrement mais ça marche, vol, taxi négocié à la dure (80000 standard à 20000 pour pas rentrer à vide !), choix in extremis de l’hôtel, très bon choix de hôtel finalement (Les bungalows d’Amborano).

Hell ville

C’est la capitale de l’île. Centre ville correct, animé. On passe très vite aux quartiers tiers monde, c’est ça Mada, mais c’est la deuxième qui m’intéresse même si je surveille mon confort…

Il y a des restos chics pour blancs, je ne suis toujours pas prêt à manger local, il y a pourtant une offre incroyable de street food partout en allant des tables en bord de rue, aux stands dans le marché, des gargottes micro restaurant. Je vais rester sur ces dernières pour manger une omelette le matin, mes yaourts …

Cette ville me plais et je fais des aller-retour à la ville d’à côté pour faire de la plongée.

Ambateloaka

Le choc, c’est censé être le cœur du tourisme de l’île et c’est la plus déplorable du pays en même temps : sale, bâtiments délabrés entre deux hôtels, marché local nauséabond… et pas vivant. J’ai l’impression d’être arrivé un jour férié car plus tard ça bouge un peu plus. Il y a en fait une seule rue garnie de bars et restaurants à l’occidentale en arrivant sur la plage.

La plage est très courte à marée haute, elle est bordée d’hôtels et bars, de jardins, ce n’est pas comme chez nous (Carnon).

Le club de plongée dans lequel je trouve de la place fait partie d’un hôtel tout neuf tenu par des Français. Il est super bien conçu à mon goût pour un pays chaud. Je vais y faire 3 matinées de 2 plongées, y déguster mon jus de fruit au gingembre (trop fort mais dopant) et enfin un petit café (Maison Ylang).

Je fais le tour des hôtels pour préparer mon rapprochement mais soit c’est complet soit trop cher selon moi. J’ai trouvé un truc sur une île proche, à l’occasion d’une sortie plongée toute proche je m’y fais déposer, astuce !

Île de Sakatia

Pas cher sur Bnb mais plus cher que mon hôtel précédent et moins bien, mais toujours une paillotte bambou mais pas assez de fenêtres pour moi, et sanitaires toujours vétustes mais efficaces, douche eau froide (acceptable vu le climat). Par contre pour ma première fois je suis sur une plage paradisiaque, isolé, calme total. On est presque contraint d’être en pension complète, si on traverse l’île en une heure par la montagne : on a des restos sur la plage sud. Vu la chaleur encore trop forte la nuit (27°C la nuit selon ma météo), je m’installe dans des espèces de lits de plage avec leurs moustiquaires au bord de l’eau avec un petit vent et là c’est le pied ! Le propriétaire me dit qu’il allait essayer (au bout de 15 ans). 3 nuits. J’y lis enfin un super policier trouvé sur place et avance mon blog à propos du Makay ! (Danae Lodge)

Une seule nuit possible dans une maison sur le village au sud de l’île, tenue par des Français retirés. De luxe enfin mais ma gastro m’a pas permis de profiter. J’essaie de faire de la plongée mais ça commence mal car mon masque prend l’eau, j’abandonne car ne veux pas cumuler les emmerdes.

Hôtel sur la même île mais plein ouest. J’adore le bâtiment central: toujours ce hagard géant en bois et chaume façon lodge avec au centre un bâtiment en dur entouré de terrasses. Déco dépassée et de mauvais goût sauf un énorme arbre de bois flotté encombrant le bar. Ma chambre pas chère est sous les touts en tôle, mieux le soir. Par contre on est aux premières loges pour le coucher de soleil que je suivrai religieusement. Le resto est plutôt cher mais très bonne cuisine française et bien servie (Océan Beach).

Je reste dans le coin car j’ai réservé une visite de l’île célèbre de Iranja pour le 1 et 2 novembre. Transfert bateau pour le retour, et passer une nuit en ville pour le départ matinal.

Nosy Iranja

L’agence Baleine Rando propose une sortie 2 jours 1 nuit pour voir des requins baleine dont c’est la saison puis aller passer le reste de temps autour de l’île.

Une expérience extraordinaire : on repére des attaques de requins (poissons sortants de l’eau, oiseaux) et on nous fais aller nager en direction avec masques et tubas. De façon très fugace, le gros poisson nous passe dessous. Ça va vite mais c’est inouï. On en en vu 3 différents. Mes collègues nous passeront certainement des photos ? Mieux, voir vidéo ci dessous.

On fait le tour de île pour faire un peu de snorkling, on mange et on dort dans un espace qui sertz à différentes agences. Le lit et moustiquaire sont dans une mini paillotte bien suffisante à 3m de l’eau, au top surtout quand le vent souffle la nuit dans le bon sens. Tellement top que je me fais une rallonge de 2 nuits.

Nosy Iranaja est un incontournable certainement dû à Instagram. Elle est toute petite, et un banc de sable relie sur 1km une micro ile à marée basse.

Je prends goût à ce vide paradisiaque.

Heureusement j’ai aussi mon livre.

Retour à la ville, je retourne sur mon hôtel préféré de Hell Ville pour le dernier jour, avion prévu le lendemain fin de journée. Dernier petit achats : poivre et deux chemises colorées fabriquées en Chine.

Arrivée très tôt à l’aéroport, je discute avec 2 jeunes. Galère annoncée : vol annulé. Je les amène dans mon hôtel, on partage les frais de taxi. Départ reporté heureusement le matin même mais réveil à 3h30… Revoir mon organisation pour mon dernier jour Antananarivo…

En résumé, il faut venir à Nosy Be pour ses îles…

svp regarder ces photos sur grand écran

19 coiffeur

21 au 30

1 au 5 novembre

vidéo passée par un collègue de cette sortie. Le poisson fait 4 à 6m de long.

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Adieu Makay

16 oct

Au siège de NatureEvolution, on discute avec un employé français qui a tout lâché pour faire conseiller apiculture autour de Makay, une activité développée avec des locaux. Très intéressant.

Contrairement au plan, nous sommes partis plus tôt, marché plus vite, pour arriver à une heure correcte à Malaimbandi. L’idée est de partir tous sur la côte ouest à 3h d’ici au bord de la mer à Tamatave et aussi voir la fameuse allée de baobab au coucher de soleil (déjà vu).

Histoire de compliquer, il ne me restait qu’un billet d’avion pour vendredi matin au lieu du soir. J’ai donc pris un taxi brousse à 2h du mat pour joindre la capitale d’un trait. Une expérience à éviter pour de si longs trajets malgré la compagnie de luxe… peu de place pour les jambes et encore j’ai pu m’étendre un peu dans l’allée centrale. Plus difficile que la rando! Deux jours pour m’en remettre mais épreuve réussie. (18h de trajet).

Nuit dans un hôtel proche de l’aéroport, où enfin je vais éprouver une nuit fraîche de Tana. Pas le temps de profiter car le décollage est à 8h…

La route continue

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Encore un peu de route

Trois jours de transfert entre le sud et le nord. Il semble que ce soit un classique mais vu le temps que cela prends, ce serait bien de cibler pour mieux profiter. De retour au village, on va dormir dans la cour de l’école plutôt que dans le centre du village, ça demeure un passage, et je vais tout de même pousser ma tente au bord.

Une petite journée de route vers le nord, on campe sur une plage dans les méandres de la rivière plutôt que dans le village en surchauffe à tous les niveaux. On aura quand même un peu de monde.

Marche au matin avec les équipements. Sur les collines puis on descend doucement sur notre rivière. Il fait vraiment chaud. La remontée du cours d’eau paraît longue, on finit par s’arrêter à un endroit pas fantastique, le site parfait était encore 30min plus haut, une large plage sous les arbres.

Je suis très fatigué et je fais ma sieste, pendant ce temps les collègues déblaient pour poser les tentes… j’irai seul sur la plage en plein soleil mais sous les étoiles. En bons blancs civilisés, ils nous ont fabriqué une table façon locale et bancs avec des troncs, bravo mais normalement c’est interdit.

Les transects sont moins jolis, ou du moins standards (blasé), la plupart sont secs. Les abords sont en général moins abrupts, moins de falaise. Et pour sortir de notre canyon, je découvre lors d’un déplacement que l’on atteint facilement un plateau derrière ma tente, la vue est sympa et en plus on y capte aisément le téléphone, tout cela la veille du départ.

Le top

Au niveau du décor, c’est lors de la dernière journée d’exploration que l’on va trouver le plus beau à mon goût, et peut être sur un malentendu. Lourde tâche prévue mais il aurait fallu se lever plus tôt par efficacité et sécurité. Planification de deux transepts éloignés pour tout le monde : nous avons passé 4h aller, idem retour, 2h sur place pour manger et faire le job pour être sûr de ne pas rentrer de nuit, chose que nous préférons vu l’isolement.

Donc première montée dans les collines pour passer dans une autre vallée, très beau point de vue vers le haut ou vers l’horizon (et on capte !), descente lente sur l’autre bassin versant, il y a plus une vue de plateaux. Puis on marche dans un ruisseau, on poursuit sur le confluent longuement (en le racontant ça me paraît moins difficile). En arrivant presque au bout où il faut tourner à droite, le pisteur propose de couper par une forêt et une grosse montée dont il n’est pas sûr. Je leur rappelle qu’on n’est qu’à 300m de plat du virage, et finalement on continue sur ma voie.

On tombe sur le confluent et là, je ne regrette pas ma journée ni mes 5 jours dans le nord (alors que j’ai vu des supers canyons à 10km de là lors du treck précédent.)

D’abord les premières piscines, transparentes et calmes. Des éboulements de rochers et même d’énormes, entouré de grands arbres et de lianes. Le couloir est bien bloqué, on passe dessus et dessous, c’est fabuleux mais les nouveaux 300m vont nous prendre 1h. A la course, j’aurai le regret de ne pas avoir pu faire trempette dans ces uniques piscines. J’imagine les explorateurs qui ont découvert ces plans pour nous les faire travailler. Je ne sais pas si l’eco garde et les villageois qui viennent ici ressentent le même émerveillement ?

La suite se fait rapido dans l’amont de ce passage, beaucoup moins intéressant, plus chaud, plus inquiet pour le retour. Mes pieds et chaussures ont assuré jusqu’au bout, l’émerveillement m’auront boosté pour le retour.

Finalement on a bâclé le transept, vu le peu de temps, la température et l’heure pour les animaux. Malheureusement nous avons cette fois coupé par la forêt pour éviter la zone difficile (mais j’étais comblé), remonté la rivière à la charge. Mais marchant toujours à la traîne pour les photos et suivi de Danie au téléphone, j’ai pu entendre un bon bruit d’essaim et elle a trouvé le nid a portée de main. Les guides et pisteurs nous ont sorti de quoi déguster un authentique miel frais sauvage, je déguste un extraordinaire morceau de rayon dégoulinant.

Pour encore perdre du temps, je me rends compte 1 km plus tard que j’y ai perdu le bouchon de ma gourde, et le collègue carrément son appareil photo ! Il va se faire un aller retour express.

On remonte sur les hauteurs par un autre chemin, et cette fois on passe bien par les cimes que je contourne depuis le début, j’en rêvais. Fin de coucher de soleil, couleurs au top. On peut bien distinguer des feux de brousse pas très loin. Dernière descente vers le camps dans la pénombre à temps.

Ouf

Heureux

20km. 11h.

Parfum

Premier jour, premiers pieds dans un canyon, premiere entrée dans la ripisylve du Makay, première odeur. Je me trompe ou c’est du jasmin, ou autre, ou un flacon renversé, une effluve de voyageur ? Un savon ?

J’ai retrouvé très souvent cette courte mais intense odeur. J’ai reniflé toutes les fleurs, les arbres en fleur, rien pour identifier pendant 4 semaines. Je n’en parle pas trop déjà que j’enmerde tout le monde avec mes odeurs de fumée de feu et de cigarette.

Ce sera seulement lors de mon dernier transept que je vais identifier la fleur avec l’eco garde. Il s’agit du Vehoha (nom local ?) Une liane qui produit des fruits bien ronds taille pomélos, couleur gris vert, légèrement rugueux. Il est presque à maturité en ce moment, il régale les lémuriens. J’ai pu goûter un des rares fruits mûrs : pas grand goût, légèrement caramel ou sucre de canne, parfaitement équilibré en sucre et surtout légèrement acidulé, il faut sucer une des grosses graines biens dures entourées de pulpe. Le lait qui sort de l’enveloppe serait poison. J’ai un doute tout de même car les fruits sont sur des hautes lianes, mes fleurs étaient à portée de main sur un gros arbuste de fines branches, et bizarrement fruit et fleurs cohabitent. En tout cas je la tiens ! Voir photos.

》CORRECTIONS APRES RECHERCHES

》L’odeur viens simplement du jasmin de Madagascar. Tout simplement. Donc rien à voir avec l’autre fruit (à determiner en botanique).

Départ

L’exploration est finie. Il faut rentrer. On rembobine. Ce soir on sera à Malaimbandi aux bureaux de l’association.

Moment dingue de brousse : on croise des porteurs avec des quartiers de viande, plus loin on rejoint le groupe principal. Ils sont dans la forêt sous un incroyable arbre couché vivant avec des arceaux, franchement décor de film fantastique. Là, le patron, les porteurs. Les quartiers sur les portants, et un avec la tête du zébu. Ambiance particulière mais c’est la vie ici, nous faisons nos courses d’ailleurs. Le tout dans une bassine sur le toit de la voiture. Ce soir c’est steak bio ultra frais. Je ne psychote pas du tout sur la prestation culinaire….

On arrive dans le grand village de Malaimbandi en fin de journée, il y a un monde fou, le centre ville est un marché avec à heure avec toute la street food.

2 top photos 9 oct

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Science participative dans le Makay

20 sept 2024

C’est par l’association NATURE EVOLUTION qui étudie, protège et développe le Makay, que je vais faire l’expérience d’une ”mission”. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais au final j’ai trouvé la formule super, en tout cas pour cette occasion.

J’ai bien choisi une mission ’scientifique ’, elle devais s’orienter sur l’herpetologie mais le désistement du spécialiste nous a simplifié le travail, et surtout m’a bien convenu. Sur des ”transepts” suivant en fait des canyons : nous avons noté tous les animaux rencontrés ou précisément des oiseaux, les plus faciles à trouver. Heure, position GPS, espèce, activité… reportés sur des tableaux papier. Parfois par groupe de 2,4,8 et accompagné d’une personne de leur équipe connaissant chemins et animaux.

Notre animatrice Danie, malgache ayant étudié le tourisme et parlant un excellent français organise le circuit et notre travail. Il y a aussi un coordinateur qui ici nous accompagne, plus un de leur eco gardes (villageois payés pour surveiller une zone). Il y a deux cuisiniers et des porteurs occasionnellement. Nous sommes en autonomie pendant 2 ou 3 jours dans deux camps de base successifs.

Nous marchons une demi journée pour atteindre le camps de base sud, simplement équipé d’un petit bâtiment et d’une table/banc en bambous. On creuse une zone wc secs de luxe, et toilette dans la rivière. Dodo sous la tente sous les grands arbres, pour moi c’est le top.

Pour le premier coup on nous envoie sur des petits transects, ou du moins on aura pas le temps de tous les parcourir, surtout qu’ils finissent par trop de broussailles. C’est l’après midi, il fait chaud, canyons de sable et sans eau, ça fait pas envie, les animaux non plus ne sont pas nombreux.

Les jours qui vont suivre vont nous amener sur des lieux fabuleux: pieds dans l’eau, décors de folie, zones d’enrochement à escalader ou passer dessous, végétation luxuriante. Si le campement de luxe est ici, c’est certainement que les abords sont à voir. Un des circuits inouïs : une heure de marche d’approche, parcours du transept, escalade fréquente. On n’est pas loin de l’extrémité mais l’animatrice à faim, on hésite entre deux plages à l’ombre mais avec le collègue on explore la suite – je leur sors mon expression favorite ”on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise”. Des endroits encore plus beaux, et au bout du bout : comme un petit bout de paradis avec le canyon qui s’élargi un peu pour une plage de sable et des arbres façon cocotiers, c’était incroyable, on se disait de ne pas se vanter auprès des collègues d’être tombé sur un si bel endroit.

Je pense à un autre canyon qui finit étroitement, dans un profond couloir, surplombé de végétation tropicale. A un endroit les murs suintaient en mini sources générant un gel rouge. Le ruisseau avait aussi un fond rouge. Un petit affluent coulait comme une cascade dans une vasque, je suis allé m’y immerger. Nous avons été bloqué par un énorme rocher difficile à escalader, difficile encore lus dans l’autre sens. Dommage car il faisait visiblement barrage, on aurai pu se baigner. J’abuse du mode panoramique que je viens enfin de trouver sur mon smartphone.

On joue aux explorateurs !

On note surtout les oiseaux, les plus faciles à voir. On a croisé les lemuriens, et le matin du départ : toute une famille était proche du camp. Mon dernier transept malgré la fatigue m’a permis de voir un petit caméléon, et surtout une perdrix avec son tout petit poussin…

Un montage fait par JL :

Cliquez sur les photos pour les voir en plein écran

Mieux sur tablette ou ordinateur que sur téléphone

La réalité est mieux réussie que les photos

4 oct

5 oct

6 oct

7 octobre

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