9 mars
Je fais le tour du centre ville vers 9h en espérant trouver une pâtisserie, mais tout est vraiment vide jusqu’à 10 ou 11h. Normal pour un lundi ?
Je suis tombé sur le rare magasin d’artisanat, avec de la très belle poterie. Un petit musée privé juste à côté a aussi de beaux exemplaires. Je jette un coup d’œil sur le maroquineries car la fermeture éclair de mon sac ‘à main’ n’est plus ‘éclair’, au second passage je craque-pour une marque française…
Je traverse un bout de la ville pour prendre un café, sur un endroit ouvert, qui saurait faire un expresso. 3e Objectif atteint, en plus il est réussi, réglé comme en France !
Repas dans l’allée couverte devant la gare. Pour un lundi on prends ce qu’il y a, en plus 13h c’est déjà tard. Sur le panneau extérieur il y a marqué Guide Michelin, en montant les escaliers, puis à l’étage on doit deviner quelle est la bonne porte. Évidemment c’était top, et madame parle anglais. J’en profite pour poser des questions un peu plus générales, notamment comment définir le goût Umami à la mode. Ils utilisent aussi un poivre mentholé, j’ai la photo de la boîte, objectif en trouver en magasin.
On est au bord de la mer, je vais voir le marché aux poissons sur le port. En fait il y a une partie grand public avec une gallerie avec des stands alimentaires de poissons principalement. On est dans le pays du crabe à longue pattes (pas de grosses pinces), c’est une spécialité avec appellation que l’on retrouve partout dans les restaurants de la région.
Après midi du côté des dunes mais le mauvais temps arrive et je reporte au lendemain. Finalement je reprends le même hôtel.
10 mars
Objectif dunes. Il fait frais et venteux mais nous avons un peu de soleil. C’est une grande zone de sable au bord de la mer avec un grande dune qui plonge dans l’eau. Il y a un peu de monde, c’est la séance photo pour tous. Il y même deux dromadaires pour la balade mais surtout pour les selfies.
Route pour le musée d’art Adachi. C’est plus dans les terres vers le sud. On doit contourner un énorme volcan qui a bien sa forme conique. Non ce n’est pas le mon Fuji 🗻, c’est le mont Daisen. Très beau avec son sommet bien enneigé. Plusieurs arrêts photos. J’ai peur de changer de vallée et de ne plus avoir la vue. Chance : également un éclairage de coucher de soleil.
Hôtel le mois cher du coin ? Pas fait attention mais c’est un Love hôtel, normalement on y va à deux. Hôtel vraiment en campagne, à l’écart de la route, histoire d’être discret. Ça fait un peu motel, mais avec des parkings individuels avec une bâche pour portail, pour l’anonymat. J’ai tout de même du mal à trouver l’accueil, personne ne bouge, il faut temps glacial.
J’avais justement vu une vidéo à ce propos le jour même – Facebooc était donc au courant. Je ne suis donc pas surpris de l’équipement de la chambre. Grand écran tele, karaoké, distributeur de boissons et de capot dans la chambre, frigo et congélateur. Super baignoire. J’ai pas besoin de tout ça mais c’est bien chauffé, je n’ai pas entendu les voisins, après avoir coupé tout ce matériel qui ronronne.
11 mars
Exploration de la zone au dessus de l’hôtel : campagne et une route de montagne, j’arrive à la cime au pieds des nombreuses antennes. Pas moyen de redescendre de l’autre côté, demi tour. Arrêt pipi sur un panorama. Arrêt sur ces sommets sur un temple, une petite marche sur un sentier pour arriver sur un complexe religieux qui a bien choisi, la vue est superbe et on est au calme. Il y a des plaques de neige qui restent à l’ombre.
Je longe la côte, en aillant pour destination un temple au bord de l’eau. En fait c’est un mini autel entre deux brides lames en béton armé du port. Je longe la côte désespérément à la recherche d’un restaurant, ils sont tous fermés hors saison.
Arrivée à Matsue. Je m’arrête à vue entre une pâtisserie et un café. Le café fait à manger. On est dans la délicatesse. Le thé qui est en général fourni avec tous les repas était vraiment nouveau dans le concept pour moi, ça aurait pu être une infusion d’un nouveau parfum. Ils sont fou de café : il vous toréfient la mini dose de café dans des poelons spéciaux, ça sentait bon[Tasuki coffee shoppe]. La pâtisserie d’en face ne vaut pas trop le coup.
Il y a un musée ultra design avec vue mer. J’y trouve mes premiers Okusai, le peintre (ou sérigraphe) de la célèbre Vague. Pour moi ce sera photos, l’architecture est photogénique. A l’étage le reflet du plafond sur le sol me fait penser à une piscine. A la sortie, un groupe d’étudiantes est venu faire sa photo, un papi bien équipé en appareil les entreprend et va les diriger pour la bonne pose.
Enchainement vers un village côtier qui d’après la carte, doit disposer d’un coucher de soleil sur la mer. Petit village, mini port, le soir ce soir les pêcheurs avec canne à pêche sur les rochers. Opération réussie.
Retour en ville. Presque au hasard. Mon premier resto de grillades, avec de la viande locale hyper hyper persillée, c’est un standard, il n’y a pas que du Kobé. On a un grill à flamme par table, même au comptoir pour solitaires.
Nuit pas chère mais sur un tatami et futon. L’adresse n’est pas assez claire pour le GPS donc j’atterris au mauvais endroit. Le bon endroit est au bord de la voie ferrée mais vraiment au bord. J’arrive tard, il y fait très froid et la pompe à chaleur patine vraiment au point de m’engueuler avec le propriétaire via messagerie. Je constaterai que ce problème de chauffage est systématique en très basse température. Les échanges avec les japonais sont très lourds vu notre mode de communication très différent.





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