Penang pour le nouvel an hokkien

George Town 23 février 2025

On m’a recommandé cette ville pour cette date. Les Chinois hokkiens (originaires de la province du Fujian) nombreux dans cette ville vont plutôt célébrer le 9e jour du nouvel an. Je n’ai pas idée de la forme mais il y a de gros préparatifs dans la rue du port.

Il n’y a plus de bateau entre Langkawi et Georges Town, je prends à nouveau le ferry, le bus. Doute à Penang mais grâce à un français j’utilise la navette ferry qui relie Penang et Georges Town, depuis la gare routière/train. C’est bien multi-modal et réussi.

La ville portuaire paraît grande bien que le quartier touristique paraisse déjà important. En fait la ville est très grande, il y a des parties très modernes. Il y a une activité économique et universitaire pointue dans l’informatique. Je commence à me sentir mieux car c’est orienté bobo, avec des pâtisseries occidentales (5 dans ma rue touristique) et c’est un peu plus artistique.

Temple Kek lok si

Le temple chinois bouddhiste est un énorme complexe sur le hauteurs. Il faut le voir de nuit en cette saison : il est inondé d’éclairages colorés, c’est inouï. Une dizaines de temples, de jardins et une énorme statue en haut. On peut constater une partie des rites sur ce pèlerinage. Le tout est vraiment magique.

Georges town

La vieille ville chinoise et classique mais ici bien rénovée, quelques minutes sont flanquées de fresques à selfies. Des hôtels, des restaurants, des commerces normaux et habitations : on peut encore y voir la vraie vie malgré les enjeux du patrimoine classé UNESCO.

Sur les pâtisseries ou musées, c’est l’occasion d’entrer et de voir l’organisation intérieure. Il y a normalement des petites cours intérieures, ça me plaît. Il y a des signes de surtourisme.

Le reste le la ville et très moderne sur certains quartiers avec tours et Malls. On est en bord de mer sans plage. Le détour au jardin botanique fut décevant, torride, juste pour marcher ou courir.

Nouvel an

En bord de mer, il y a des jetées longées d’habitations sur pilotis, attractions touristiques également, avec des templiers rattachés aux clans ou confréries.

La grande route qui longe cette zone et mon vieux quartier est coupée, des stands de street food s’installent, on monte un podium avec sono.

Une des pâtisseries m’explique qu’il faut bien aller ce soir voir à partir de 18h, et qu’il y aura foule. Ouf, événement confirmé.

Devant chaque temple, ils y a installation d’offrandes, on a sorti des dizaines de statues habillées.

La foule arrive, et on ne peut plus passer. Il y a des feux d’artifice tirés dans le désordre et un peu partout dans la ville. Je vais sur une des jetées pour avoir du recul et voir par dessus les immeubles.

Il y a plusieurs spectacles de danse du lion sur poteaux à deux lions. Le classique est de faire le tour de la foule, tout le monde tend la main pour toucher la peluche. Ensuite, sur les poteaux un petit jeu : un pince la queue de l’autre et fait comme si de rien n’était. A la fin ils lancent des mandarines à la foule. Auparavant ils sont allés visiter le temple et fait la bénédiction comme vu précédemment.

J’espérais un énorme feu d’artifice mais en fait il y en a eu de partout dans la ville de quelques minutes mais avec du gros matériel. Pour notre avenue, ça s’est fait en plusieurs fois plutôt improvisé. Normalement le plus fort moment était pour minuit. Il y a eu pas mal de rafales de gros pétards.

La soirée se termine en brûlant des tas de papiers votifs. Voir wikipédia.

Un des nombreux temples importants quie se visitent aujourd’hui a brûlé en 1900 à cause du nouvel an…

musées

Dans cette ville : visiter le musée du batik, en fait une collection de tableaux faits avec cette technique. Pour la première fois, des créations d’un très beau niveau, une belle collection.

A voir : ces énormes temples bouddhistes chinois qui appartiennent à des clans ou confréries.

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Lengkawi en île

C’est une île de la côte ouest, incontournable en cette saison, et je reste sur cette côte.

J’y vais en bus, il faut ensuite prendre un ferry pour une traversée de 1h. J’y rencontre un couple allemand de jeunes retraités croisé à mon arrivée sur Ipoh. Il y a deux ports possibles, je revalide avec eux. Depuis la mini gare routière, les touristes se dispersent alors qu’ils doivent tous aller au même endroit mais il n’y a aucune signalisation. J’achète le billet et embarque aussitôt. Ouf, opération parfaite. C’est la guerre des taxis à l’arrivée, inflation sur Grab, en fait le tarif officiel devient moins cher.

L’hôtel est de l’autre côté de l’île, sur Cenang. J’espérais des bungalows en bois, simplement, en fait ce sont des parois en béton. Une allée, ils sont alignés des deux côtés, avec des bassins et des grenouilles. Pour le tarif ce sera très très bien.

Petit plouf dans la mer qui est à 500m. On est proche d’hôtels et d’immeubles. Ensemble très clean, on se croirait en France.

Découverte : des trous de crabe dans le sable avec des étonnantes petites billes de sable alignées autour. En fait l’animal filtre le sable de surface pour en digérer les micro organismes et range la matière déjà traitée en bon maniaque. Les formes sont très personnelles, et graphiques pour nous.

Content d’être venu de si loin pour une autre nouveauté : les voitures flottantes avec moteur de jet ski, une des occupations d’une catégorie de touristes. On est bien dans une station balnéaire moderne. La ville longe la plage avec sa rue principale. Des boutiques, des hôtels, des restaurants. Tout occidentalisé, un peu déçu-en même temps c’est comfortable.

Sky bridge

Le pays fournit des attractions pour un tourisme de masse. Ainsi un label UNESCO pour la forêt sur les montagnes garantit des investissements dans des structures plutôt qu’une mise sous cloche. Ainsi il y a un téléphérique pour aller en haut de la montagne, un mini train pour aller à une passerelle suspendue dans le vide, et une autre avec une structure dans le vide avec un sol vitré et une tête d’aigle géante. Le tout est agrémenté de restaurants, de bars, de magasins de souvenirs.

Seule intension écologique : des panneaux recommandent de ne pas nourrir les singes. Sinon on vante l’ère géologique…

Dans le forfait vous aurez en plus un court métrage pour enfants dans une sphère 360. Un autre beaucoup plus immersif dans une plateforme en mouvement entourée de dinosaures qui m’a vraiment plu. Il faut avoir testé le temple du selfie : une succession de salles avec des décors peints, vous vous installez à l’emplacement recommandé pour vous faire prendre en photo, c’est plutôt bien fait et spectaculaire, les visiteurs adorent.

J’y ai passé une bonne partie de la journée en prenant mon temps. Le vent fort m’a bien impressionné pour l’ascension, d’autant que les autres passagers se déplaçaient dans la cabine pour faire les photos. Au retour nous étions à l’abri, et on pouvait entendre les bruits de la forêt. Le plus intéressant pour moi est de voir les moyens mis en place.

Sur la route du retour, petit stop sur une mini plage. Bobo. Petite roulotte bar, musique branchée. Petit bain.

Il faut longer la piste de l’aéroport pour rentrer sur Cenang. On est proche du moment du coucher de soleil, ici avec la mer. Top. Il y a des hérons pile dans la trajectoire. Les locaux viennent pique niquer. On est en plein ramadan, il y a une mosquée proche qui sonne les directives.

Seven Wells WaterfallAir

Terjun Telaga Tujuh.

Je fais la même route que la veille (scooter) pour aller juste à côté pour marcher un peu. Micro rando pour aller sur des cascades et à l’occasion se baigner. Pas de grande expédition pour aller à la cime (8h). On est dans la forêt et c’est calme.

Il y a un site très adapté avec des mini bassins dans les rochers arrondis qui servent de toboggan. Grands et petits s’amusent bien. Je me suis surpris à m’enfoncer dans l’eau car c’était plus profond qu’attendu.

Une cascade et son réservoir plus haut dans la forêt. Ça rafraîchit franchement et ça change tout, pour un temps. C’est là que j’écoute 2 jeunes parler en français, et j’ entame facilement la discussion. Elle me raconte ses problèmes et permis voyage travail en Australie.

Jet ski

C’est sur une bonne expérience des jeunes, que je vais tenter ça, vu le prix bien plus avantageux qu’en France. Randonnée de 3h pour faire le tour des îles d’en face, pour une première fois ce sera déjà bien et c’est mieux que faire des tours devant une plage.

Je démarre lentement car la réaction du guidon est très lente, pire que sur un bateau. Mais c’est avec cette connaissance par l’aviron que je vais réviser ma conduite. Dans tous les cas les autres sont à fond et loin devant. Pas de soucis, je stresse un peu et je profite du paysage.

Le travail des accompagnateurs est de prendre des photos….

C’est justement quand ils sont loin devant que leurs vagues se dissipent et le bateau devient beaucoup plus maniable. Je comprends pourquoi ils nous font faire une formation en ‘V’. Il faudra du temps pour s’accommoder et prendre plus de vitesse, malgré que l’appareil ait l’air très stable.

Content de l’expérience. Occasion de discuter pendant les pauses avec 3 autres jeunes francophones en voyage.

Cenang

Une des 3 villes de l’île, celle-ci est balnéaire vu la grande plage. Il y a une grande variété d’hôtels mais tout est ‘clean’. On a de très grands immeubles un peu partout. De la construction. Le centre ville est très commercial, un bon standing. L’île cache des resorts de luxe qui ont privatisé de belles plage.

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Ipoh, nouvel an chinois

15 février 2026

Ipoh est une des grandes villes du pays, elle m’a été recommandée pour y passer le nouvel an chinois car il y a une grande communauté venant de Canton, sa culture du nouvel an. J’ai tout cadré pour ça. J’irais à Pennang, avec une autre culture qui fêtera le 9e…

Navette, bus, taxi. J’arrive au BNB un peu trop tôt mais ça passe. C’est particulier : tout un étage d’immeuble transformé en hôtel moderne, sans personnel, sans fenêtre. Mais tout paraît neuf, design industriel, salle de bain innovante, porte avec code.

Danse du lion 🦁

Midi, premier tour de ville, je suis en plein centre et comme c’est les vacances, tout est plus ou moins fermé. Je vais sur Concubine Lane, le quartier touristique, ça bouge plus. Les touristes sont asiatiques bien-sûr, on voie peu de ‘blancs’. Grande majorité de jeunes couples, groupes des filles ou de familles. Les principales attractions sont alimentaires. Le seul musée -celui d’un fabricant de thé- est saturé. Raté.

La rue derrière mon hôtel est couverte, cela sert de parking, sinon le soir c’est un marché de foire, tout les soirs de ces vacances certainement.

La vie reprend vers 19h, tous les restaurants sont à bloc, ils sont autour du marché. Il y a aussi les petits ‘food hall’ où il y a des petits stands dans une grande pièce, plus populaires et sans chichi, proche de cantines selon où l’on va. Chinois, indiens, turcs(‘arab’), malais sont représentés. Pour les plats européens, il est indiqué ‘west’, avec plus du steak, burger, spaghetti plus facilement chez les turcs, ça reste rare.

J2

Normalent le nouvel an sera ce soir à minuit mais je n’ai aucune idée de ce qu’il va se passer. Il y a des stands d’artifices et de pétards, mais aucun prélude, tout est calme (🤨 en écrivant ces mots, il s’en enclenché un sur la plage).

Temple Sam Poh Tong

Un côté de la ville est bordé de montagnes abruptes et karstiques (on va sur Cameron Highlands), quelques grottes spectaculaires à leurs bases sont transformées en temple bouddhiste chinois, il y en à 3 dans le même quartier, en fait 1 est une grotte, Sam Poh Tong est un temple enfermé dans le creux (on dirait un cratère ? Une doline ?), le 3e est moderne. Les 3 sont très différents et même spectaculaires quand c’est la première fois !

Les pratiquants achètent une poignée d’encens, les alument, font le tour des statues en portant le bouquet fumant devant eux en hauteur, et déposent un bâton à chaque station. Il est bon ton pour certains de se filmer !

Un des temples est aussi crématorium et columbarium sur plusieurs étages. Des zones sont prévues pour y brûler des papiers rouges pour les morts. Un panneau incite à ne pas brûler autre chose. Il y a des tables pour des offrandes : à manger, à boire, des fleurs. Un singe viens s’en occuper.

Je fais le tour du quartier pour manger un bout (moi aussi). Je me fais encore avoir dans le resto indien, c’est parfumé et encore très pimenté. Je tombe sur mon premier marché couvert alimentaire de Malaisie, mais ce n’est plus la bonne heure.

nouvel an

Aucune information, si ce n’est qu’il y aura des feux d’artifice mais pas où, quand, comment. Ce sera certainement spontané et pas organisé, donc où aller ?

J’ai repéré un grand immeuble en face de mon hôtel, ici les premiers étages sont des parkings tout ouverts. Je vais inspecter par le centre commercial du rez de chaussée : accès direct aux parkings les plus haut pour avoir une super vue sur la ville sans obstacles. Le point est fait.

La tradition veux que le nouvel an démarre demain au lever du jour, donc rien ce soir ? À force de tourner, je me rabat sur Concubine Lane, mort, sauf le seul bar avec terrasse, pour européens. Chance. Ils sont en avance de 10min sur minuit mais ils lancent un bon feu direct dans la rue. La ville ensuite s’embrase, je discute avec une famille de français à la hauteur du pont pour en voir au loin. Ils vont enchaîner avec un autre pour lequel ils ont vu des préparatifs.

Il en démarre un à 200m, on y cours. Chance. Il est long, beau, de plus en plus haut. On est entre les immeubles, une rue principale, ça pète bien fort, on est au pied sans trop de sécurité. On est même trop près pour bien voir vu la hauteur. La pluie qui s’était pourtant arrêté peu avant minuit (merci) reprends (pas merci), donc je n’y vois plus rien en regardant le ciel… Toutes les rues sont bordées de coursives, pratique, je me mets où il n’y a personne : normal, c’est la seule où la maison est détruite. Mdr. En tout cas j’ai mon super feu. Je suis impressionné car il ne reste plus que des cartons vides, tout ça par des boîtes toutes prêtes reliées par un mini automatisme. J’ai demandé aux jeunes qui finançait : une entreprise du coin. Merci.

En centre ville, il y a peu d’habitants, tout se passe en périphérie. Il y a eu un pic autour de minuit puis ça continue. Que des grands feu tout autour, pas des mini feux n’importe où, bien qu’ils en vendaient sur des stands spécialisés.

Le lendemain est calme, même pas de pétards, très sage, sauf quelques rafales devant des magasins.

Danse du lion

J’espérais bien en voir mais sous quelle forme ? En fait ce sont principalement des établissements qui vont commander des prestations à des groupes (folkloriques).

Ça se repère au bruit. D’abord des rafales de pétards devant les magasin/resto/etc suivi d’orchestre avec 1 tambour, 1 petit gong (pas résonnant), une cymbale qui fait un typique bruit de casserole (typique chinois).

Il y a normalement 2 lions pour les prestations au top. Ils entrent alors dans le magasin avec un personnage en rouge un peu comique, ils visitent toutes les pièces : cuisines, chambres etc, amusent un peu les clients et enfants dans les restaurants. Il ressortent et on leur a fait des offrandes devant la porte : ils mangent les oranges (et reposent une orange écrasée). J’en ai vu une entière où j’ai pu les suivre, il y avait aussi de la bière et ils on reposé des bouteilles vides, et se sont roulés par terre. Devant l’entrée de la maison, ils ont suspendu une salade bien haut, il l’attrape, la mange et surtout recrache les feuilles… ça porte bonheur aux propriétaires d’en recevoir sur la tête. Pour finir, ils dansent dans une dernière rafale de pétards.

A l’occasion les lions bénissent les voitures. Devant l’hôtel, le fils de la patronne a garé sa porshe. Ils mangent la mandarine posée sur le capot, va klaxonner et appuyer sur l’accélérateur du pied arrière, la tête étant trop grosse pour passer. Je l’ai vu deux autres fois, avec des voitures plus courantes.

J’ai vu 3 cérémonies au total, avec des variantes, selon le lieu certainement et le groupe, et peu être là région d’origine. 3 et demi car le premier soir j’ai dû me rhabiller en urgence car il y avait bien du bruit en face de l’hôtel. J’arrive trop tard car ils sont entrés dans la boîte de nuit. A leur sortie, je leur demande où vont t’il jouer demain pour être sûr de ne pas en rater. Un jeune sympa m’a demandé mon numéro WhatsApp, il m’a envoyé le planning en matinée. Très intéressant : j’ai les 11 représentations qu’il va falloir faire (le groupe se dédouble parfois), et même le tarif. Il y a manifestement différents niveaux de prestations : minimum 100eur, maxi 130. Par contre je n’ai pas vraiment trouvé les adresses sur Maps dans mon quartier. Le seul point de rdv correct ne donnait que sur un bâtiment vide à ce moment, ils n’ont fait que passer. J’ai ai vu au moins 4 troupes. Internet dit que les meilleurs sont dans cette ville. Comme dans le folklore j’ai vu des différences de niveau, tout au moins dans la tenue. Content.

Seul bémol, le niveau sonore des 3 instruments, un de chaque, est pourtant trop fort, même s’il varie selon le moment du show. On doit être dans les 90 à 100db cinglants dans les aigus. À chasser les mauvais esprits, les jeunes musiciens se cassent les oreilles en une journée. Je n’ai jamais vu de bouchons d’oreille.

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Cameron Highlands, montagnes

La région est réputée pour ses champs de thé. J’ai bien repéré que l’on était en altitude, et la première chose attendue est la fraîcheur.

Le bus s’arrête dans toutes les villes, les gares routières, notamment à la capitale. Ça va pas si vite, alors qu’il y a bien des autoroutes à 3 voies tout le long, on est bien dans un pays avancé. Je suis épaté par les gares routières : bâtiments récents avec une superbe organisation.

Lors de la dernière étape depuis Ipoh, je capte une fille qui a l’air de parler français. On a blagué tout le long. Je la rejoins le lendemain pour faire une randonnée. Super sympa.

J’ai choisi un BNB dans ce qui avait l’air d’être une petite ville. En arrivant de nuit, l’hôtelier m’attrape à la descente du bus, le top. Enchaîner avec un petit resto. 2 couples de français amis sont dans le BNB, discrets.

Les Cameron sont en fait une zone importante de serres installées sur les pentes escarpées, les quelques champs de thé ne sont maintenant que des attractions touristiques. Dans le village, ce sont des négociants de fleurs et de légumes, ou des vendeurs de matériel et produits techniques agricoles.

Une seule route traverse les villages successifs, ou d’îlots d’hôtels, avec attractions liées à ces serres de fraises notamment avec dégustation. Ces hôtels très nombreux sont bien dans un paysage de serres et non plus de thé.

Trail n°10, la plus connue ? En tout cas on croise seulement des Européens, notamment mes Français. Ça finit en grande descente avec une partie abîmée, on tombe sur les champs de thé, pour finalement arriver sur une propriété privée pas assez fermée car on est passé malgré le panneau, nous avons dû payer pour ‘sortir’ de l’exploitation visitable.

Dans les derniers km, nous avons sympathisé avec un jeune couple français. On a beaucoup discuté aussi, super intéressant. Je suis reparti à pied avec eux à la ville pour être sûr de faire du sport. Un a dû rester encore 1h à refaire le monde sur un trottoir….

J2

Je reste dans mon quartier/village. Petite randonnée indiquée par le BNB, on entre encore sur une plantation par la petite porte. C’est pas bien grand, mais c’est mignon. On arrive à être au calme loin de la route. Et photogénique. Les théiers sont sulfatés un peu à l’arrache, les employés s’arrosent les uns les autres, pas grave. La grosse pluie du soir va tout délaver.

L’hôtelier m’explique un peu mieux le nouvel an chinois, et en sachant ça, je comprends que un autre circuit était plus optimal. Je vais donc rester plusieurs jours ici au frais en attendant la bonne date – pour aller dans la bonne ville ?

Repos, balades, préparation de la suite, mise à jour de ce blog. C’est sympa et calme, avec la fraîcheur du soir. Seul dans le BNB, bien.

Des tubes décorés m’ont fait penser à des feux d’artifice, en fait ce sont des bâtons d’encens géants, spécifiques d’une célébration chinoise. (Interdits à Singapour pour cause de pollution). Je vais en revoir en feu à Ipoh.

Il y a un marché un soir par semaine, il ne se vend pas de produits frais dans les épiceries du village. Je vais craquer pour des gambas et un peu de boeuf que je vais (enfin) pouvoir cuisiner dans le BNB. Un régal pour le gambas. Le boeuf est parti en sauté car trop dur. J’ai fait brûler les pommes de terre sautées et la poêle car le feu était toujours trop fort.

Il est un peu plus compliqué de repartir à cause des vacances du nouvel an chinois. Le bus qui traverse le village ne s’y arrêtera pas, il me faut aller à la gare routière, heureusement il y a une petite navette juste avant. Mais un peu tôt pour moi.

Total 5 jours me semble t-il. Au frais.

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