Plongée à Bunaken

27 janvier 2026

Bunaken est une île proche de la grande ville de Manado. Elle est très célèbre pour la plongée. Je vais à un hôtel recommandé par le précédent. Le transfert est inclus dans la précédente prestation et c’est vrai que c’est très pratique car pour les touristes, c’est le principal souci, surtout depuis les zones reculées. Le plan est arrangé pour me déposer dans un petit port d’où un petit bateau me portera à l’hôtel, tout a très bien roulé.

Plonger, manger, rouler.

Depuis le bateau, la photo fait déjà envie : des bungalows en bois, multicolores avec vue. Il m’a fallu réclamer le bon bungalow, pour le tarif prévu, le vrai en bois. L’endroit est pas mal, tout au calme, sur panorama. [Hôtel PANORAMA backpaker].

Je suis très seul les premiers jours, mais on va ensuite former une petite équipe sympathique : une mamie Allemande, un stewart Canadien, un Anglais vivant en Allemagne. On va marcher une après midi vers le village du port, boire un coup.

plongée

L’ile est voisine d’un volcan. La spécificité est ici de visites des falaises sous marines, on peut s’attendre à peu de diversité, je vais limiter mes sorties. La première sortie m’a dégouté – jamais vu – : il y avait quantité de déchets plastiques dans l’eau. On accuse les grandes pluies sur la ville…

Les deux autres plongées ne posent pas problème. On se relaxe et on apprécie !

Les murs m’ont semblé peu riches, et pourtant j’ai bien vu de nouveaux poissons, étranges, beaux. De nombreux requins et tortues. Suis-je blasé ? La 3e sortie m’a réconcilié à nouveau avec les lieux. (Pas de photos sous-marines).

Le temps libre à l’hôtel au calme, retrouver les collègues au repas… c’est top.

Petite séance photos de la poupée dans le sable de la plage avec un décor de pollution plastique incroyable. Le personnel gère le tonneau des Danaïdes, à devenir fou. Il ne faut pas regarder en dehors de leur périmètre.

Départ

J’ai mon petit bateau perso pour rentrer sur Manado et ensuite partir pour Singapour. J’ai pris un hôtel pas cher pour y laisser mes affaires et préparer pour l’avion. Le quartier est un peu trop chic et il n’y a pas de vie ce vendredi.

Je suis en face d’un Mall, grande galerie marchande chic et climatisée. Je vais y passer une bonne partie de la courte journée, en cherchant un coiffeur. Je vais craquer pour des chemises batik indonésiennes. Le coiffeur du quartier a enfin ouvert. Objectif atteint.

Direction aéroport, pas d’embrouille, enfin rien de grave, une semaine après : je n’ai plus de souvenirs particuliers. Si : en vol. Nous avons longé des cumulus illuminés de l’intérieur par des éclairs, fou.

.

Loading

Plongée à Tumbak

24 janvier 2026

Le homestay est tenu par un Français, il a un package bien pratique car tout est inclus : transport, logement, pension complète, plongée. Très abordable, mais aussi très rudimentaire. Toutefois, le mode Robinson Crusoé logé nourri, dans les maisons sur pilotis façon Bajo, autour d’une quasi île/mangrove, relié par des passerelles répond à un imaginaire de vacances de rêve.

Et c’est le cas.

Calme absolu, sauf les mosquées au loin, et la barrière de corail qui gronde à marée basse. Je suis le seul client pendant les 4 nuitées. Le propriétaire qui est là depuis 20 ans, marié à une Indonésienne, me fait la conversation pendant les repas. On peut approfondir certains sujets locaux, ou refaire le monde…

Finir mon livre, découvrir un nouveau podcast. Tenter un nouveau livre trouvé sur place. Repos encore. Loin de la civilisation (800m?), il me vient de constater qu’il n’y a pas de fumée – ni de fumeurs. Zéro stress. Même pas un serpent de mer qui parfois monte sur les passerelles.

Plongée

Dans ce voyage, pour ne pas banaliser l’expérience, je souhaite plonger en quantité raisonnable. Mais dans ces régions il y a la qualité et le prix. Je vais faire les 6 plongées de la formule.

Le décor n’est pas aussi dense qu’à Tomai Wakatobi, ou Una Una. Il n’y a pas de parc national, il y a eu le la pêche à la dynamite, donc il pas mal de surface sans vie, mais on trouve un massif tous les 5m, et le paysage est encore différent. Et puis, tous les sites ont leur qualité.

Chaque massif est une composition incroyable de coraux/anémones/éponges. Habité des poissons, gorgones, étoiles… Chaque rocher paraît assemblé par un artiste.

Sur les plongées précédentes, certains ont des caméras/appareil photos sous marins. Yoan a pu m’en prêter un, et ça m’a clairement relancé sur la plongée, avec un autre point de vue, et là, les séances sont passées très vite.

En tendant le bras les poissons partent, s’il y a du courant on passe trop vite sur le décor. Si le sujet est loin il n’y a pas de couleurs… Bref, un nouveau casse tête. Décortiquage au sec pour voir le résultat.

Content de moi aussi pour la nage ou la stabilité sous l’eau, la gestion de la flottaison. Passer dans n’importe quelle position dans l’Espace. Trop fun. Et de voir l’accompagnateur la tête en bas pour chercher les requins sous les coraux.

Premières gorgones géantes, blanches telles des plumes d’autruche de cabaret ou de carnaval de Rio, souvent un nuage de poissons devant.

Chasse au poisson clown Nemo. En fait certains se cachent dans leur anémone hôte, mais d’autres seraient agressifs à s’approcher de l’appareil photo : facile la photo.

J’ai approché de très près deux seiches, elles étaient en parade quand on est arrivés. Yoan a fait ouvrir une variété d’étoiles de mer et c’est inouï. Il a trouvé une rascasse dans un tube, mais une autre faisait la morte, ne voulait pas déployer ses nageoires colorées.

Pour un site pas connu, j’ai eu énormément de satisfactions, et aussi une occasion de revisiter une expérience.

.

Loading

Parc national de TANGKOKO

21 janvier 2026

Je m’étais bien habitué à Tomohon, ça me plaisait, sachant comment y vivre. Il faut avancer, même la pluie d’hier aurait pu me pousser plus loin.

Trajet en taxi, commandé par l’appli GRAB. Le budget est un peu gros, et pour la première fois le taxi me demande d’annuler la réservation et de le payer, afin qu’il n’ait pas de commission à donner à l’appli…

Le [Jungle Homestay] a des bâtiments en dur avec une terrasse devant chaque chambre, pas mal le soir, il finit même par faire bon dehors la nuit si on se couvre d’ anti moustiques. La partie habitation du propriétaire est intéressante à voir, pour une personne aisée. On mange à l’intérieur et ça sent un peu trop le chien, de plus il est tout malade, pelé, et nous devons marcher pieds nus ..

Il me semblait que l’on était situé à quelques kilomètres de la mer, en fait il suffit de traverser une partie du village. Il y a une grande baie de sable noir, les bateaux de pêche, et surtout une rangée de très grands arbres qui longe la digue, c’est magnifique en début d’après midi quand la plage commence à être à l’ombre. Il y a du monde à partir du milieu d’après midi (des villageois), les enfants se baignent, les pêcheurs partent en bateau. Le sable magnétique se colle au clapet du smartphone.

Petite baignade, il y a un fort ressac sur la plage pentue mais l’eau est chaude. Un petit resto rustique sur la plage est aussi cher qu’un resto chic de Tomohon, par contre j’y goûte un excellent cocktail citron/alcool de palme, ça a failli me manquer au bout d’un mois et demi.

Petite rando pour voir la plage Canada, route puis culture de noix de coco. Les touristes indonésiens sont descendus en scooter sur les chemins… Plage de sable blanc.

Sur le chemin du retour j’achète des beignets typiques contenant du tofu, des nouilles et quelques légumes. Ça sort du feu, c’est meilleur.

Je pense rencontrer les deux Français de l’hôtel de Tomohon. En entrant dans un hôtel, je demande 2 Français âgés, et l’on me présente une jeune Française. Toute dispo même si elle se reposait dans sa chambre, on parle voyage, et elle me fournit le bon plan pour les 3 jours suivants alors que j’étais un peu à vide. Discussion un soir au resto de plage, avec un jeune couple qui est en tour du Monde. Trop sympa. Mes jeunes retraités continueront en scooter, à suivre la côte par le nord. Mon voisin à l’hôtel est un jeune déjà croisé sur les îles Togeannes au moment de prendre le ferry…

Tangkoko

Le parc est à 300m de l’hôtel. Il est recommandé une paire de visite : du soir et du matin.

Pour la visite en début de nuit, ce sera un peu léger. Heureusement on a pu apercevoir des tarsiers et deux énormes tarentules, des grenouilles chantantes.

La visite de 7h du matin est bien plus efficace. Un bon groupe de macaques noirs à crête, toujours amusant de voir les jeunes faire le cirque, sautant d’arbres en arbres, de lianes en lianes. On a bien vu quelques chutes.

Les guides ont le mérite de trouver des tarsiers en mode repos discret dans les interstices hauts des arbres. Ces plus petits primates du monde, gros comme la main, de très gros yeux globuleux, air effrayant/effrayé. Actifs la nuit, ils ont un cri proche de celui de l’écureuil. On les observe à la lunette, sur laquelle un accessoire permet de fixer un smartphone, on a tout sur l’écran de façon très satisfaisante, idéal pour la photo et la vidéo. Découverte.

On va pouvoir ainsi suivre un couple de martins pêcheurs. Le mâle livre la femelle qui couve dans un terrier.

Ne pas oublier le singe couscous. Celui que nous avons pu observer est vraiment mimi. Il était aussi curieux que nous.

Dans mon groupe, une très jeune Hollandaise vit ici et voyage avec sa mère de passage. Elle est instructrice de plongée, elle a découvert ça dans un bénévolat.

Une bonne balade.

Ça peut paraître léger mais cette vieille réserve a bien protégé quelques espèces.

Ensuite, lézarder toute la journée dans le village ou sur la plage. C’est tout de même ce jour là que s’est débloquée la suite du programme.

Loading

Tomohon

17 janvier 2026

Un contact local va s’occuper de moi pour trouver un taxi partagé. Il me semble que le tarif est un peu élevé mais il y a quand même une bonne journée de route de prévue. Il demande l’argent avant la prestation, la veille, faut pas rêver, il aura un acompte. J’ai payé la suite avant le départ mais il devait certainement garder une bonne commission. Tellement qu’il voulait me faire un massage gratuit …

Le départ à 8h de l’hôtel s’est transformé en départ de la ville vers 10h avec une seule passagère supplémentaire. Je doute du sérieux et pense plutôt à l’arnaque et ce presque jusqu’au bout. Normalement ont devait aller directement à Tomohon mais il y a eu détour par la grande ville de Manado pour déposer des jeunes pris en route.

Chaque post commence par le transfert vers l’étape suivante, par ce qu’il y a chaque fois une petite histoire, et que finalement j’ai testé toutes les formules. Cette fois ci, le chauffeur s’abstient bien de fumer suite à ma demande, ça fonctionne toujours. Il m’a fallu préciser qu’il ne s’agissait pas de scroller sur le smartphone en conduisant, il a rigolé jaune, en a parlé 2 fois aux nouveaux voyageurs sur le même ton, et a même tenté de regarder ses vidéos de combat de coq par provocation…

Le taxi me déposera bien à mon hôtel mais dernière aventure : la rue est coupée à cause d’une cérémonie chez le voisin, je téléphone à l’hôtel pour trouver la bonne route. Pfff j’y croyais plus. Arrivée 20h. Ça peut être comme ça avec un Taxi partagé.

L’hôtel [Onong Homestay] que j’ ai trouvé propose des belles maisonettes en bois – pour la première fois avec une belle déco et des couleurs. Ça fait très Bali. On me fait une bonne promo pour ma cabane, et on me place dans celle qui surplombe la rivière, avec un énorme bruit de cascade au point qu’il y a déjà des bouchons d’oreilles. Au bout de la 2e nuit je demande à changer car il y a en plus une grave odeur de cigarette froide.

Je rencontre deux Français jeunes retraités qui font le coin tout en scooter. Une dame hollandaise âgée. Deux Allemands qui vont me recommander l’hôtel de l’étape suivante.

La ville est toute en long au bord d’un grand axe. Dans les montagnes entourées de grands volcans pas totalement au repos. La température est nettement plus fraîche par contre la pluie est bien plus fréquente.

Je vais prendre un scooter de hôtel pour aller sur un des volcans, il reste que 500m à pieds. La route est pavée et glissante de mousse sous les arbres. Entre deux nuages il y a une superbe vue. Le cratère balance un peu de vapeur.

Autre attraction ici : le marché central. Il est très important, à tel point que je n’ai pas vu de petits magasins d’alimentation en ville. L’ethnie du coin apprécie le cochon, le chien, la chauve-souris et le python que l’on doit pouvoir acheter. Le dimanche il n’y a rien que du porc. Sinon il y a une bonne proposition de fruits et légumes, un petit quartier friperie, etc.

La ville est très bien équipée en églises, il y en a une tous les 300m dans le quartier. La ville est très fleurie aussi, et je n’ai jamais vu autant de fleuristes / ouverts le dimanche.

Au bout de presque 2 mois, j’ai enfin une restauration réconfortante : il y a une spécialité dans une rue, des brochettes de porc. 1 euro pour 2 mini brochettes : un vrai luxe dans ce pays, mais ça a son succès. La rue est toute enfumée de feu de noix de coco pour les barbecues.

Je voulais faire un resto, rien que pour son architecture : 2 étages, tout en long, tout en terrasses. Pas la bonne météo… [Tanaraya]. Je suis souvent allé au [Sliev] pour son architecture aussi, et pour son bon cocktail sans alcool.

Sans trop de programme, je reste une journée de plus au frais, je vais remonter l’artère principale. Par contre jour de vraie pluie, je vais m’arrêter une première fois sous le préau d’une église longtemps, et plusieurs fois comme ça – 5km par étapes. Je fis la tête dans 2 restos car le plat demandé n’est pas disponible. Tout ça pour finir dans une chaîne pour obèses indonésiens. A l’abri. Je vais avoir la bonne idée de finir sur un massage justement à côté.

Poterie de Pulusan

On m’a parlé d’un village de potiers, malgré la distance je vais y aller en scooter. A l’adresse indiquée, il n’y a pas la production attendue mais la propriétaire m’a bien expliqué sa situation. Aujourd’hui elle fait quelques rares objets traditionnels : fourneau et son pot compatible, barbecue. Elle a un vrai marché de creusets pour les mines d’or de Manado. Elle a reçu des formations par l’aide au développement canadien pour faire de la petite céramique utilitaire comme chez nous mais elle n’a pas franchement trouvé les débouchés elle fait bien des salons pour Noël. Le voisin d’en face réalise d’énormes vases, peints avec décor de fleurs biens kitchs. Il y a bien plusieurs potiers qui travaillent sur des commandes.

Uner Kawangkohan Utara

Il est midi, la potière me recommande la ville suivante, « capitale de la cacahuète ». Top ! c’est le jour du marché, et là il va bien y avoir python etc. L’attraction c’est moi, trop sympa. Petite soupe au nouilles dans le mini resto. Longue route de retour et pas de pluie.

Loading