Potosi

Du 7 au 9 novembre 2022

Il faut choisir : vers le nord ou le sud ? Vers le sud, pour garder un échapatoire vers le Chili ou l’Argentine en cas de complication politique… Ne faut-il pas carrément descendre plus bas au plus vite ? Les discussions n’avancent pas, la zone est calme, direction Potosi, réputée pour sont centre et ses mines.

Trajet facile en bus confortable malgré le tarif insignifiant pour nous au vu des 3h de route. La nouvelle gare routière en forme de rotonde de tôles originale, résonne à l’intérieur des appels des vendeuses, à la diction typique du pays pour cette fonction – ailleurs j’auraisentendu des appels à la prière. Difficile communication avec le taxi pour aller à l’hôtel, si j’avais su, j’aurais demandé la place centrale : on est en plein centre ville.

gare routière

On est cette fois à 4000m d’altitude et il fait frais. Mal à la tête, essoufflé si démarche rapide, au bout du 3e jour et sans dopage à la tisane de coca (je pense que ca m’empêche de dormir), il me semble être accoutumé, sauf en cas d’effort soutenu !

La ville est encore différente bien entendu. Le centre ville historique et collonial est moins clinquant, pas dans un très bon état, les habitations moins prestigieuses, mais plus dense, plus vivant, et avec un monde incroyable, surtout des jeunes à la sortie des écoles. Il y a même une longue rue piétonnière.

ça me plais toujours plus !

A visiter : le palais de la monnaie, surtout un bâtiment incroyable, et un monastère. Les marchés couverts. Les rues sont très pentues sur toute la ville, la partie moderne est tres étendue sur plusieurs flanc de collines.

Une partie importante de la vie ici est autour des mines, pas trop intéressé au début, mais il est possible de les visiter. Et finalement je me décide, et vraiment, c’est à faire, c’est de l’authentique ! Je n’aurais peut-être être pas d’autre occasion dans des telles conditions. Pas déçu du voyage, on passe une heure ou 2 sous terre avec les mineurs qui travaillent. Des sensations extraordinaires mais aussi, on se rend compte du travail réalisé et dans des conditions très basiques – et on a fait que le tunnel principal ! Il faut bien se rendre compte comment sont extraits une partie des biens que l’on utilise tous les jours.

dans la mine

Autres sensations fortes : une répétition de fanfare. J’entend la musique pas trop loin, le chasseur de sons fini par trouver : la cour d’une université qui donne sur la place, toutes portes ouvertes. Cherchez pas pourquoi, j’adore, je me suis pris des 100dB de batteries et de trompettes, dans la caisse de résonance du patio. Idem le lendemain. Tout ça pour une fête de la ville dont j’entend parler depuis le taxi de Sucre, pour ses 200 ans, le 10 novembre. Les infos sur le programme au compte goutte me permettent de voir la veille, au sortir (de la visite) de la mine, ze défilé. En fait se sont des dixaines de fanfares de collèges et d’universités qui se succèdent avec élèves et prof en uniformes, plus ou moins militaires, devant les autorités. Ils jouent tous sur la même mélodie, avec les adaptations autorisées, certains ont des mises en scènes type marching band, ou très militaires avec les drapeaux, ça impressionne ! (Video un jour)

fanfare

Avec les infos que je comprends, le 10 sera férié et le 11 doit commencer la grève générale… on part pour plus bas. Dommage il devait y avoir un défilé des mineurs, tout aussi intéressant. Tant pis.

Toute la ville parrait en costume sur le trajet de la garre routière. Imaginez le marché de l’uniforme dans ce pays…

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Sucre, marché de TARABUCO

encore quelques photos, suite aux visites, et re visite du grand marché central.

Tarabuco

Dimanche 6 novembre 2022

Une petite ville voisine à une heure de bus, spécialisée dans la commercialisation des tissages, avec ce diimanche un jour de marché.

Rien d’important pour les tissages, de la grande cavallerie, quelques pièces à part mais je ne peut pas transporter donc je n’explore pas le secteur.

Par contre le marché bien pittoresque est à voir. Il y a encore quelques personnes âgées dans des tenues bien traditionnelles. On peut voir les produits locaux, les mises en place minimalistes pour la plupart, comme pour tout ces pays pauvres. Là comme ailleur, le smartphone est présent, pour tout les âges. J’y arrive vers 10h, et on sent que c’est un petit peu la fin : les mamies attendent dans le bus, les zonnes repas sont en plein feu. J’’ai du mal à me décider à tirer des portraits. On est une poignée de touristes, j’ai rencontré des français arrivant à midi…

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MARAGUA

excurtion le 4 novembre 2022

Je me suis donc joint à un groupe pour une excurtion autour de Maragua, à une bonne heure de Sucre.

Rendez vous au marché central pour un petit-déjeuner rapide, de là on récupère le 4×4. On échappe un petit peut aux bouchons de 8h au centre ville, direction la campagne. Enfin !

On nous dépose en haut d’une colline pour deux heures de marche, tout en descente. De là, on découvre le cratère de Maragua. Pas un volcan ni une météorite, seulement la trace d’un ancien lac, mais surtout les bordures sont faites d’ondulations régulières de formes et de couleurs, sur 8km de diamètre.

Tour de l’ecole du village, sans enfants.

Démonstration de tissage. Travail assez dingue quand on voie le type de dessin précis. C’est une spécialité de la région, une occupation rurale et culturelle, dans un style très identitaire. Plus de détails dans un musée en ville.

Petite marche dans un autre lieux, pour découvrir des marques de pas énormes de dinosaures. En ce qui me concerne, c’est la première fois. J’avoue c’est impressionnant, on pourrait même croire que la guide se trompe dans le nombre d’années. Un parc proche de Sucre propose un très gros échantillon.

Les petites fermes en terre sont très répandues, une bonne partie s’écroulent. Dans cette partie reculée, il y a bien quelques anciens qui y habitent.

Retour tard, on bénéficie des belles couleurs du coucher de soleil.

je me retrouve encore dans ces paysages et cette architecture rurale.

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SANTA CRUZ DE LA SIERRA à SUCRE

1 au 5 novembre 2022

Gros stress pour ětre sur de ne pas louper l’avion pour Sucre, on me recommande de partir de la ville 3h avant, ça me fais lever un peu tôt, mais surtout commander le taxi par message watsapp à 5h du mat. Les taxis Boliviens seront ils fiables si tôt et en plein bazar ? Oui, il est même en avance, il attend devant la maison alors que je faisais le tour du quartier pour trouver de quoi grignoter. De plus il est moins cher que prévu (pas de nego). Et en plus on ne met qu’une demi heure malgres les détours.

Pas d’attente au comptoir, longue attente dans l’aéroport mais opération réussie.

Beau spectacle pendant le vol, on survolle la Cordillere, bien sèche en cette saison. Atterrissage impect dans un aéroport de campagne à 30km de la ville. J’essaie pour la première fois le minibus. Dernier transfert avec un taxi jusqu’à l’hôtel. Perfect !

Il fait froid, j’ai du mal, et j’ai du me faire une alergie ou un debut de rhume, une pharmacie m’a vendu un bon produit. Ça faisait partie de l’acclimatation, le lendemain ca allais deja mieux. J’ai pris des tenues de grand froid, probablement sur-dimentionné.

SUCRE

Dire ’Soucré’ pour faire local.

Belle surprise, l’hôtel est à deux pas de la place de Mai. La ville est belle, propre, on dirait même repeinte à neuf. Tout le quartier central est nickel, et finalement toute la ville que l’on a traversé. Les touristes ne sont pas accostés, les magasins très à l’occidentale, biens mais pas excessivement chics.

Le coût de la vie me paraît tres bas pour un touriste, et même dans les endroits pour les Boliviens- on ne sent pas d’inflation pour gringos. Par contre les prestations pour touristes sont plutôt chers dès qu’on fait appel à des guides et des excurtions. Ça n’a apparament rien à voir avec le Pérou. Moi ça me va, c’est plus authentique, on vera pour la suite.

La ville est presque aussi calme que Santa Cruz – inquietude. C’est férié le 1 et le 2. Bon. Démarrage en douceur.

J’arpente la ville pour trouver un coiffeur, et bizzarement c’est très très rare. J’ai trouvé le ’MACHO ALFA’ lol. Voila c’est fait, résultat correct.

Quelques visites culturelles mais pas exhaustives.

Pour gérer le voyage, branchement au groupe Facebook des ’Francais en Bolivie’. Essentiellement axé sur le voyage, pour l’échange d’expériences et former des groupes pour les excurtions. J’ai pu comme ça partir en petite rando découverte (et décrassage) sur le cratère de Maragua, lancé par deux françaises, et aussi assiter à un petit cour de cuisine en dernière minute. Du coup on s’est revu pendant les deux jours, elle repartent à la maison demain.

Petit doute quand même sur ce début de voyage, mais ma tournée au grand marché m’a gonflé à bloc, comme à chaque fois. Après la Colombie et le Pérou, là, il me semble que l’on monte en gamme, sourtout pour la viande (en bon français), avec des vrais gros morceaux pour faire du vrai steak….

  • Ce midi, un bon petit sandwich mix saucisse parfum chorizo et pate facon jambon très bon(1eur). Pour le petit dej avant la rando : pastel (beignet très gros mais plein d’air) et jus chaud, épais et sucré au maïs (un peu regressif : ça me fais penser à la Bledine) (0,5eur).
  • beaucoup de légumes variés, des avocats de toutes les tailles du mini/un oeuf, au maxi
  • des fleurs, des plantes aromatiques
  • et toujours des zones restauration

Pour la bouffe ça va. Je suis entré dans un petit fast food local, pour à peinne 2eur, un sandwich – en fait double ou triple de leurs petits hamburgers avec un steak de vande fumée, accompagné de super bonnes frites au bon goût de patates.

Sur les recommandations de Philippe-il ne faut pas louper le chocolatier Parati- pour y déguster un chocolat chaud ! Et j’avoue : il est parfait et subtile en parfums, pas trop sucré, le top. J’y repasse demain !

Je prolonge pour l’acclimatation et le comfort, c’est bon de prendre le temps. Seul bemol : la circulation bruyante surtout avec les motos, et mal odorante, qui rentre même dans le patio de l’auberge de jeunesse.

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