On s’approche du Cap (CAPE TOWN), on va être sur la « Garden Route ». Depuis Coffre Bay je fais une étape à Port Alfred le 31 janvier 2021. Une ville balnéaire sur plusieurs collines, avec que des belles maisons. Un quartier de magasins à l’américaines. Un cours d’eau relié à la mer.
Je poursuis ma route vers Jeffrey’s Bay.
1 et 2 FEVRIERS 2021
Même principe en beaucoup plus grand. La spécialité du coin : le surf, en témoigne aussi tous les magasins des 3 grandes marques habituelles.
J’avoue j’ai fait les soldes
La ville est sur un petit bout d’une grande baie. C’est vrai qu’à certain endroits, les vagues sont très longues, lentes, au top pour faire du surf. Problème : les plages sont fermées.
Astuce : pour pouvoir accéder à la plage, beaucoup de monde s’est mis à la pèche et ont prix le permis exprès.
Libération : le 2 février. La veille au soir, le président de la république annonce l’arrivée des vaccins, mais également la réouverture des plages et re ouverture de la vente d’alcool. C’est la fête au village, il était au ralentis depuis plusieurs mois.
ETRANGE ANIMAL ECHOUE SUR LE SABLE. LA BULLE ECLATE BRUYAMENT QUAND ON MARCHE DESSUS;
Pour la première vois de ma vie, je voie de type d’escargot en frais, et non pas en version Bernard L’Hermite. En fait il ne glisse pas, il marche, j’ai la video. La tête devant fouine dans le sable en même temps.
Un quartier isolé de la ville, est un parc sécurisé avec des canaux façon Port Camargue, avec des maisons identiques et quelques infrastructures façon Walt Disney. Son nom ? La Martinique.
Arrivée dans le village de Coffee Bay, toujours un habitat épars avec des hôtels et restaurants par-ci par là. Mon backpaker est au frais dans les arbres très près d’une plage.
Très vallonné, les collines sont rondes et couvertes de prairies bien vertes. Plages bien ensablées, le pieds des collines est parfois en rochers.
Le backpaker est très vivant, j’arrive à discuter en anglais avec quelques personnes. Je vais y rester 3 nuits finalement. Cet hôtel propose également une randonnée, je m’y inscrit pour le lendemain.
THE HOLE IN THE WALL
3 heures de marche formidables, avec un ciel bleu éclatant, on a de la chance. Les collines s’enchaînent avec falaises vers la mer ou en pente douce vers une plage, cascade entre deux collines. Chevaux, vaches moutons en liberté, même un troupeau d’ânes.
L’objectif de la rando est d’atteindre un phénomène géologique appelé HOLE IN THE WALL : le rocher est percé ! Phénoménal, tel « La Percée » au Canada. Et l’endroit est super, impressionnant avec les vagues qui passent à travers le tunnel, évidemment je chasse les plus spectaculaires.
Le lendemain, je vais explorer les plages de l’autre côté.
MA PHOTO PREFEREE : ENFIN UNE PHOTO DE PERSONNAGES, ON LES CROIRAIT SUR UNE PIROGUE.
BAGPACKER
C’est une auberge de jeunesse avec un look un peu hippie, proposant chambres ou dortoirs, avec bar, restaurant, architecture originale et décorations, organise des sorties, propose des cours de surf, mets à disposition cuisine, instruments et réfrigérateur.
C’est un mode de vie cool et décontracté. Mais les équipes sont au boulot. Les consommations sont bien notées. Sans le vouloir c’est aussi bien réglé qu’un club med.
Ici dans la lutte anti Covid, le gouvernement a -entre autre- interdit les plages et la vente d’alcool depuis 1 ou 2 mois. Ici faut pas le dire, mais le bar était fermé pour les visiteurs mais pas pour ses clients. Ainsi tous les soirs une équipée de 12 faisait la fiesta en s’enfilant de bières, et semblait n’être venu par là que pour ça.
Je longe la côte, c’est le projet global. Je guette les petite villes de bord de mer pour blancs avec hôtel, camping… Ce sont toutes des belles forêts avec de belles maisons. Eventuellement une petite artère avec restaurants et magasins. Tout parait mort, comme une ville balnéaire hors saison.
Sur la route : documentaire. Quelques rares huttes sont encore en chaume, sinon c’est mix entre béton, toit en tôle, et même, comble de modernité et de bling-bling : on peut rajouter deux colonnes devant l’entrée -mais où vas t-on-. Dans une propriété il y a toujours une habitation rectangulaire +/- moderne et une ou deux rondes.
Ici une hutte en construction en cours en ‘tradi’
Sur la route : spécialité de la région, les plateaux en bois et anannas.
SAINTE LUCIE
Vous n’aurez pas accès au beau point de vue sur la mer : tout est privatisé. Pas de plage publique, la plage accessible est hors de la ville et payante, ça ressemble là aussi à un parc naturel. Ca me fait plus penser à l’Amérique, Canada. Sainte Lucie est bien plus haut de gamme que Sodwana, on est proche de DURBAN la grande ville.
MTUNZINI
Plus proche de DURBAN, mais plus populaire avec campings mais sans centre ville, bar ou resto. Je fais le tour des possibilités mais pour le week-end je craque pour du -un peu plus cher- : une maisonnette en bois dans la forêt.
Un gros oiseau sur mon balcon
Sur la plage.
A la place des crabes, maintenant je cours après les oiseaux.
Le lendemain : matinée rando pour suivre un sentier du parc du littoral.
Levé très tôt au camping de Berg en Dal dans le parc Kruger, je me motive pour me faire une dernière virée, matinale, dans le parc. C’est là que j’ai réveillé le buffle (voir articles précédents). Retour au camp pour faire les valises et se faire un petit déjeuner. C’est en sortant du camp que je croise mon rhinocéros.
Sortie du parc par le sud, puis route pour Sodwana, un site en bord de mer recommandé par Deon.
La route est belle. On propose partout des mangues, je me fais le plein : des mures et pas mures, me m’en suis régalé pendant 2 semaines, sorti de cette région on en trouve plus aussi facilement.
Vu la distance je me fais une étape à PIET RELIEF. Petit crise de géolocalisation pour trouver le BNB car les noms des rues ne sont pas affichés, le logement était dans un des 4 angles d’un croisement, et le Google maps pas assez précis. Dur de se faire expliquer en anglais par la proprio. J’ai fini par y arriver.
Studio nickel tenu par des blancs, très proche des magasins.
Le propriétaire me demande si j’ai bien mangé en me faisant signe que ce n’est pas normal que je n’ai pad de bide. Ici noir et blancs sont ressemblants, ils sont tous en surpoids et le revendiquent.
Le lendemain encore 300km pour arriver au bord de la mer. Direction Sainte lucie puis Sodwana.
SODWANA
Sodwana ne ressemble à rien, un peu comme tous les autres sites touristiques ici : une route avec par-ci par-là des logements, des restos… ce n’est ni Carnon ni La Grande Motte. Route mauvaise, pas de centre ville.
Au bout de la route on arrive sur le Parc naturel, et là ça ressemble à L’Espiguette : l’entrée est payante. Ensuite en marchant par dessus une dune on arrive sur LA MER.
bravo vous êtes arrivé
La plage n’est pas interdite (Covid …), apparemment c’est parce que l’on est dans un parc, l’usage est d’amener son 4×4 sur le sable pour le confort et le surveiller.
La mer est agitée comme un océan, bleue comme sous les tropique.
Au delà de la zone avec des baigneurs, la anse est énorme et déserte.
parenthèse : je suis en train de rédiger cette page dans un bagpacker, une des cuisinières viens de passer à coté de moi en chantonnant la musique que « vive le vent, vive le vent d’hiver »….
En attendant le coucher de soleil : je passe une partie de la fin de l’après midi à courir après les crabes. Le coucher de soleil n’est pas extraordinaire, il est tout de même très tôt.
Je suis désorienté car le soleil est rarement là. Et le soleil n’est pas parti du côté espéré. Je revérifie la carte : nous sommes à l’extrême-est du pays, très proche du sud du Mozambique. Et la côte est presque nord-sud. On n’est pas à Carnon : re régler la boussole.
PLONGEE
Je m’inscrit pour faire de la plongée le lendemain. C’est un des rares spots en Afrique du Sud.
La séance commence tôt car il y a le cours de plongée car je n’ai pas de diplômes Padi, nous sommes deux, l’autre est manifestement la copine de l’instructeur. Les souvenirs me reviennent de mes plongées à Bali. Ici pour aller dans l’eau, c’est depuis le bateau : il faut tomber à la renverse en arrière avec tout le bardas – très forte appréhension – 1, 2, 3 on bascule tous ensemble.
Il y a une demi-seconde où l’on est nulle part.
Apres tout va bien, sauf que c’est moins merveilleux que la première fois, tout est carrément ‘normal’, c’est de la plongée quoi, « je maitrise ».
Il y a un fort courant, pas besoin de nager, le décor défile tout seul. Je voie pour la première fois une murène qui nage.
On remonte sur le bateau selon le protocole et on reviens sur la plage. Le bateau va à fond et fonce sur la plage sans s’arrêter … et voila ! le gros bateau est posé sur la plage totalement sorti de l’eau. Surprenant la première fois. J’ai vu ensuite un scooter faire pareil.
Désolé pas de photo de la plongée, ni de l’instructeur