Treck dans le sud Mackay

23 24 septembre 2024

La partie sud est légèrement différente me semble t-il, les formes sont peut être un petit peu plus arrondies, les graviers le picotent pas.

Le premier matin est pour l’approche du village à la zone à explorer. Montée lente, on approche des montagnes.

On arrive dans un grand canyon que l’on va remonter, toujours les pieds dans l’eau. On arrive sur un des rares lacs, il y a deux mini bateaux avec leurs pêcheurs, j’aurais pu m’en douter au bruit qu’ils font en tapant sur l’eau avec leur rame pour rabattre les poissons dans les filets. Les guides arrivent à négocier des petits poissons. Ce lac d’eau trouble et noir est réputé contenir des crocodiles impossibles à voir, difficile de savoir comment ils ont pu atterrir dans des endroits aussi perdus mais c’est un sujet qui a préoccupé beaucoup de nos grands enfants.

Comme à chaque fois, les guides, du fait que le campement était tout proche ont pris leur premier repas à 16h pour manger les poissons que j’entendais se déverser dans la friture. Je me suis quand même incrusté pour déguster un poisson sortant du poêlon, bien croustillant (on mange tout comme une chips), comme prévu on a nous a servi les restes 3h après, froids et ramollo (classique et ça m’énervé)…

J’ai encore en tête le visage de notre gros guide avec son visage de bébé repu. Ici la quête du gros ventre des gens qui ont un salaire décent touche tout le monde, dans le tourisme que je côtoie, leur ration de riz est 4 fois celle des restaurants locaux, ils mangent avec les clients et en cuisine… certains clients ne sont pas en reste, s’ils vivaient ici, ils finiraient pareil.

Le lendemain on poursuit sur ce cours d’eau dans cet extraordinaire couloir, certains affluents sont d’étroits canyons avec de la végétation créant des jardins aquatiques topissimes.

On s’avance puis on passe sur la terre ferme. Changement de chaussures pour la version sèche. De là on va circuler plutôt sur les hauteurs, il y a des passages bien escarpés, il y a des points hauts avec de magnifiques vues. L’érosion amorce les canyons, de larges chemins de sable descendent en oued, pas d’autre composant, de tel que l’eau ne se trouble guère à notre passage où le peu de limons se redépose aussitôt, l’eau est tellement douce que le savon semble jamais partir pendant la toilette. Quelques ruisseaux paraissent rouges, ce sont certainement des algues ou un gel bactérien mais pas dû au fer cette couleur ne s’est pas propagée.

Ces points hauts sont aussi des endroits où l’on capte le téléphone – j’envoie moi aussi des nouvelles, télécharge le journal de France Culture pour recevoir des nouvelles !

On dort toujours au bord de l’eau sur une plage, pas toujours idyllique.

Le dernier soir en camp, on se fait la première pluie… les nuages étaient plutôt sombres au coucher de soleil, mais pas assez menaçant, mais il a fallu vite tout plier et rajouter les bâches sur les tentes. Heureusement les porteurs avaient pris les devants. Première heure enfermé à courrir les fuites, ensuite ils nous ont livré une assiette un peu minable, je me suis rendu compte après qu’ils avaient une grande tente de secours pour le staff et que l’ambiance était bonne alors qu’on a dégusté les rataillons du dindon…

Le même jour, nous avions descendu un important cours d’eau, il était bordé de grands arbres exotiques et luxuriants, cela représentait une des images parfaites du Makay, celles qui m’avaient donné envie de venir ici. Les pisteurs que nous prenons sur chaque site, un peu chefs des porteurs aussi, connaissent très bien les lieux. Une des méthodes est de détecter les passages d’animaux, et leur but est aussi d’aller le plus vite de point A au point B comme dans leur vie courante -j’ai sauvé notre dernière sortie Makay en demandant pourquoi on coupait tous les méandres de la rivière par les sous bois, ils ont bien compris et le tir était corrigé instantanément…

  • (c’est dit)

Les voitures étaient donc sur place et on est parti de cette plage le lendemain matin.

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Makay transfert

22 septembre 2024

Apres 3 jours dans la partie nord à marcher de canyons en plateaux, il nous faut toute une journée pour rejoindre la voiture à pieds dans un village proche et faire un trajet chaotique pour rejoindre un autre circuit.

On fait une pause dans un village ”important” car il y a comme un petit marché couvert. On se précipite vers le débit de boisson à la recherche de boissons fraîches, j’avoue boire un coca dans ces conditions de chaleur est toujours un plaisir ”indispensable”.

On y vend un peu de viande, des petits poissons de lac, du petit maraîchage. Je découvrirai lors d’un second passage que j’aurai pu avoir mon yaourt maison…

On arrive tard au point de campement, un peu déçu du lieu sans charme au bord d’un champ . En plus l’autre bout de la parcelle est en feu, on entends les craquements et je ne supporte toujours pas la fumée dans le nez – tout c’est arrêté finalement.

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Treck dans le Makay nord

14/09/2024 au 29/09/2024

Après la route nationale vers le sud puis l’ouest, on attaque les pistes par le nord Makay via Malaimbandi. La piste est une vraie piste, et on va bifurquer vers la montagne, et là ça devient ”Camel trophy”, mais le 4×4 assure et le pilote aussi!

On arrive pile au coucher du jour sur un sommet, les porteurs nous attendaient. Direction le bas du canyon, on y parvient pile à la nuit. Montage de tente sur la plage de sable au bord de l’eau, toilette et bain dans la rivière. Le cuisinier a préparé le repas, les porteurs font chacun cuire leur riz, on mange façon pique nique à la plage… Dodo sous la tente sans la bâche vu la température, grand confort mais la chaleur relative ne me va pas.

rando

On est dans des gorges, un virage. D’un côté: forêts, de l’autre une falaise.

C’est rando aquatique et j’en rêvais. Ici : 10 à 20cm d’eau, et tout dans le sable fin, parfois un peu de gravier (qui picote bien à pieds nu). Ou sable, ou plage pour aller plus vite, mais c’est comme à la mer : le sol est mou et c’est plus fatiguant. Le sable dans l’eau est encore plus mou et parfois on s’enfonce… le mieux est d’être à pieds nus (sauf zone d’aiguilles d’acacias). Tous les types de chaussures ont étés essayées mais aucune évite le remplissage de sable, juste on recommande les chaussettes car sur plusieurs jours c’est l’abrasion qui pose vraiment préjudice !

Bref c’est super mais c’est plus sportif !

On nous fait faire de très grosses journées, je dis que le sable ajoute un coefficient de 50% et l’eau encore 50%. Atteindre les plateaux rajoute des montées raides que je n’aime pas.

Dans tous les cas je prends le temps de contempler, photographier, respirer. Il y a toujours des randonneurs qui cavalent en regardant leurs pieds et arrivent premiers, tant mieux pour eux. J’ai proposé à certains de ne plus discuter et d’apprécier le changement de décors… En tout cas pas de courbatures, de problème technique sur les pieds !!!

Le décor

Magique

Les premiers jours on est dans le tape à l’œil : gorges entourées de végétation et canyons étroits très hauts avec des gorges de rochers design. C’est sur des kilomètres. Plus on remonte, plus on se rapproche de la source, il y a moins d’eau, la végétation prend parfois toute la place, on a remonté une rivière sur 13km pour arriver quasiment sur le plateau.

Spectacle fou de ce mix rivière végétation roche aridité, c’est parfois magique, on se croirait dans un décor de cinéma fantastique.

Tous les jours on tombe sur un petit groupe de lémuriens Propythèques. On ne regarde pas les oiseaux, ou il y en a peu ? J’ai trouvé le seul caméléon (sortent juste de l’hibernation).

Le bord de l’eau, quand il y a de la végétation, ce sont des fougères à minima, ou des roseaux et papyrus (je ne saurais pas préciser mieux).

Pour la partie nord Makay on va visiter d’autres canyons et surtout un peu plus les plateaux. Du coups on monte et redescend pour progresser. On retrouve toujours la même herbe jaunie/rouge (avec mes lunettes de soleil), les rochers et le modelage typique.

Les trois premiers jours ont étés un peu plus difficile car je me suis fais ma tourista. La chaleur, la luminosité en haut m’ont achevé, de même que le bruit des guides qui n’arrêtaient pas de blaguer entre eux. Souvenir du petit lézard qui est sorti des broussailles à mes pieds alors que je v…

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Madagascar RN7

Le 14 septembre 2024

Train de Avignon à CDG, puis avion : Dublin, Seychelles, Antananarivo. L’agence de voyage nous prend en charge à l’aéroport, hôtel, départ le matin avec 3 voitures 4×4 pour les 8 voyageurs. Route RN7 vers le sud.

Il ne faut pas s’imaginer une route nationale, ici, étant plus que mauvaise, les chauffeurs sont très respectueux de leur voiture et ont une conduite économique (il me semble que je n’ai jamais vu des chauffeurs comme ça).

Le paysage me rappelle des souvenirs, en tout cas les maisons en briquettes et enduites de terre avec toit de chaume sont vraiment belles. Les cultures de riz dans les plaines ou en terrasses font un très beau décor. On traverse les villages très animés, souvent avec d’énormes cortèges d’écoliers. Les bord des routes me paraissent exempts de déchets contrairement à d’autres pays…

Pause dans une fabrique (la même exactement qu’il y a 20ans), de cocottes en aluminium, le modèle standard national .

Il y a de partout des fours à briques, cuites notamment à la balle de riz.

A Tana : les taxis beiges sont des vieilles deuch et 4L ou équivalentes, ça couine mais ça marche.

Nuit à Antsirabe. Photo de la gare / sans train.

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