Tomohon

17 janvier 2026

Un contact local va s’occuper de moi pour trouver un taxi partagé. Il me semble que le tarif est un peu élevé mais il y a quand même une bonne journée de route de prévue. Il demande l’argent avant la prestation, la veille, faut pas rêver, il aura un acompte. J’ai payé la suite avant le départ mais il devait certainement garder une bonne commission. Tellement qu’il voulait me faire un massage gratuit …

Le départ à 8h de l’hôtel s’est transformé en départ de la ville vers 10h avec une seule passagère supplémentaire. Je doute du sérieux et pense plutôt à l’arnaque et ce presque jusqu’au bout. Normalement ont devait aller directement à Tomohon mais il y a eu détour par la grande ville de Manado pour déposer des jeunes pris en route.

Chaque post commence par le transfert vers l’étape suivante, par ce qu’il y a chaque fois une petite histoire, et que finalement j’ai testé toutes les formules. Cette fois ci, le chauffeur s’abstient bien de fumer suite à ma demande, ça fonctionne toujours. Il m’a fallu préciser qu’il ne s’agissait pas de scroller sur le smartphone en conduisant, il a rigolé jaune, en a parlé 2 fois aux nouveaux voyageurs sur le même ton, et a même tenté de regarder ses vidéos de combat de coq par provocation…

Le taxi me déposera bien à mon hôtel mais dernière aventure : la rue est coupée à cause d’une cérémonie chez le voisin, je téléphone à l’hôtel pour trouver la bonne route. Pfff j’y croyais plus. Arrivée 20h. Ça peut être comme ça avec un Taxi partagé.

L’hôtel [Onong Homestay] que j’ ai trouvé propose des belles maisonettes en bois – pour la première fois avec une belle déco et des couleurs. Ça fait très Bali. On me fait une bonne promo pour ma cabane, et on me place dans celle qui surplombe la rivière, avec un énorme bruit de cascade au point qu’il y a déjà des bouchons d’oreilles. Au bout de la 2e nuit je demande à changer car il y a en plus une grave odeur de cigarette froide.

Je rencontre deux Français jeunes retraités qui font le coin tout en scooter. Une dame hollandaise âgée. Deux Allemands qui vont me recommander l’hôtel de l’étape suivante.

La ville est toute en long au bord d’un grand axe. Dans les montagnes entourées de grands volcans pas totalement au repos. La température est nettement plus fraîche par contre la pluie est bien plus fréquente.

Je vais prendre un scooter de hôtel pour aller sur un des volcans, il reste que 500m à pieds. La route est pavée et glissante de mousse sous les arbres. Entre deux nuages il y a une superbe vue. Le cratère balance un peu de vapeur.

Autre attraction ici : le marché central. Il est très important, à tel point que je n’ai pas vu de petits magasins d’alimentation en ville. L’ethnie du coin apprécie le cochon, le chien, la chauve-souris et le python que l’on doit pouvoir acheter. Le dimanche il n’y a rien que du porc. Sinon il y a une bonne proposition de fruits et légumes, un petit quartier friperie, etc.

La ville est très bien équipée en églises, il y en a une tous les 300m dans le quartier. La ville est très fleurie aussi, et je n’ai jamais vu autant de fleuristes / ouverts le dimanche.

Au bout de presque 2 mois, j’ai enfin une restauration réconfortante : il y a une spécialité dans une rue, des brochettes de porc. 1 euro pour 2 mini brochettes : un vrai luxe dans ce pays, mais ça a son succès. La rue est toute enfumée de feu de noix de coco pour les barbecues.

Je voulais faire un resto, rien que pour son architecture : 2 étages, tout en long, tout en terrasses. Pas la bonne météo… [Tanaraya]. Je suis souvent allé au [Sliev] pour son architecture aussi, et pour son bon cocktail sans alcool.

Sans trop de programme, je reste une journée de plus au frais, je vais remonter l’artère principale. Par contre jour de vraie pluie, je vais m’arrêter une première fois sous le préau d’une église longtemps, et plusieurs fois comme ça – 5km par étapes. Je fis la tête dans 2 restos car le plat demandé n’est pas disponible. Tout ça pour finir dans une chaîne pour obèses indonésiens. A l’abri. Je vais avoir la bonne idée de finir sur un massage justement à côté.

Poterie de Pulusan

On m’a parlé d’un village de potiers, malgré la distance je vais y aller en scooter. A l’adresse indiquée, il n’y a pas la production attendue mais la propriétaire m’a bien expliqué sa situation. Aujourd’hui elle fait quelques rares objets traditionnels : fourneau et son pot compatible, barbecue. Elle a un vrai marché de creusets pour les mines d’or de Manado. Elle a reçu des formations par l’aide au développement canadien pour faire de la petite céramique utilitaire comme chez nous mais elle n’a pas franchement trouvé les débouchés elle fait bien des salons pour Noël. Le voisin d’en face réalise d’énormes vases, peints avec décor de fleurs biens kitchs. Il y a bien plusieurs potiers qui travaillent sur des commandes.

Uner Kawangkohan Utara

Il est midi, la potière me recommande la ville suivante, « capitale de la cacahuète ». Top ! c’est le jour du marché, et là il va bien y avoir python etc. L’attraction c’est moi, trop sympa. Petite soupe au nouilles dans le mini resto. Longue route de retour et pas de pluie.

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Îles Togeannes, Una Una

10 janvier 2026

Sur le port, il faut acheter le billet, et l’hôtel que j’ai réservé a ses relais à chaque étape. Je suis attendu pour m’orienter vers le bon guichet, par contre on ne m’a pas indiqué qu’il fallait acheter ici un billet pour le parc national.

Pendant le trajet, je vais faire mon casse pied, c’est à dire que vais demander aux fumeurs de passer à l’arrière du bateau pour ma survie, tant pis si ça choque.

Le trajet fait 3h, le bateau est principalement chargé de quelques touristes. Notamment un jeune retraité allemand qui fait tout le pays en moto. Je donne le plan de circuit de 5 jours dans les îles transmis par le jeune Français travel planner qui est déjà par là, il va le trouver finalement.

Il fait un temps magnifique et la mer est lisse. On longera l’île principale, il faudrait s’arrêter par ici pour aller voir cette zone d’îlots avec mer turquoise (type Raja Ampat).

Sur le port de Wakai, on m’attend déjà. Mais je vais d’abord trouver à manger. Pour la première fois je m’énerve un peu car on me fait payer le double car j’ai pris deux minis bouts de poulet, pris pour un gringo quoi.

Maintenant deux bonnes heures de mini bateau, ça va l’eau est toujours très calme.

Una Una

Je m’en suis tenu aux recommandations, cette île est la meilleure pour la plongée. Hôtel m’a fait une petite promo avec la plongée.

Ce sera encore un petit bungalow, mais la prestation est limite vu le tarif. On n’est tout de même pas en mode Robinson Crusoé.

On est au calme, isolés mais entouré de fumeurs et de fumée de feu. Survivrai -je à ce semblant de paradis sur la plage et les cocotiers ?

Il y a déjà un Français jeune retraité qui connait bien l’Asie, et un couple de mon âge : lui allemand et elle indonésienne, ils sont aussi en train d’investir de l’autre côté de l’île. Français remplacé par 3 Russes, me conseilleront sur Singapour et la Malaisie.

La plongée est vraiment pas mal. Même si l’on ne nous mène pas trop loin, il y a tout de même des bancs de poissons multicolores. Il ne faut pas rater le site de Black Forest : une forêt de coraux étranges, plutôt sombres, faits d’un empilement conique de disques finissant par des zigouigouis, pour pourraient faire penser à des sapins. 3 plongées.

Cette île est un volcan. Elle fut détruite par une éruption un 14 juillet 1983. La vie a repris, et certains cratères donnent des fumerolles. Objectif : voir cela de près. Je me joins à un trio russe qui vient d’arriver. Il faut 40minutes en moto pour faire le tour de l’île et monter la montagne – trop pour moi en tant que passager.

Finalement j’abandonne le groupe pour faire plutôt 2h30 de marche, en traversant le village, en marchant sur la plage, puis en montant une des rivières jusqu’aux solfatares top pour apprécier le décor. Ça se finit par un canyon étroit avec sa rivière fumante. Je croise l’équipe qui redescend tout juste.

Le petit cratère est bien fumant, ce sont les geysers qui envoient des jets brûlants. Il y quelques traces de soufre, et je ne suis pas gêné grâce au bon vent.

Redescendre. Juste le temps de prendre une photo du groupe de motos sur le départ de loin. Le soleil tape et la marée haute va me gêner sur la plage, il y a une maison toute proche avec un beau bateau au bord de l’eau. Trop content de moi : j’ai négocié un rapatriement direct pour un tarif accessible. Arrivée en fanfare à l’hôtel.

La prestation culinaire de l’hôtel qui est nécessairement en pension complète, sera très variable. Après deux jours de retour à la cuisine standard indonésienne de rue, je serai fortement « contrarié »…

Retour avec le bateau des Russes, mais ce sera bien 4h de petit bateau à cause du détour pour les déposer sur une autre île. Je serai bien resté avec eux car l’hôtel avait l’air top… Mais le bateau pour le nord ne passe que 2 fois par semaine.

Attente du ferry compliquée vu mon ventre défoncé. Je consulte les autres touristes pour partager une cabine, en vain, mais ce n’était pas plus mal vu la situation. Cabine top avec wc et clim.

Gorontalo

Arrivée très tôt, je suis accueilli par un guide envoyé par la vendeuse de billet sur l’île du départ, il sait que ça va pas trop. Je me choisis un hôtel sur le téléphone et il me livrera en tuktuk. Suite de la « quarantaine » au frais dans cet hôtel récent « Chinois » et correct bien qui soit avec grand hall intérieur, avec mes fenêtres vers ce hall mais aucune vers l’extérieur.

Petite sortie au grand mall voisin. Un chocolat chaud, et un croissant à la margarine périmée (goût de vieux fromage) dans lequel, pour la première fois de ma vie, je vais croquer une seule bouchée…

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Ampana, ville étape

Petite journée de route, cette fois en voiture partagée avec des locaux et surchargée : nos bagages sont posés sur le toit et le coffre ne ferme pas à cause d’un scooter électrique pour enfant. On monte vers Poso, puis une autre voiture.

Là encore un transport individuel nous aurait plus convenu, car nous longerons la mer, et nous aurions fait les arrêts photos.

Exploration de la petite ville. On est en bord de mer. J’ai repéré une série de restaurants, paillotes en bord de plage. Je vais y manger avec le Suisse, on va beaucoup discuter.

J’ai failli louper le petit parc d’attraction couleur locale, sauvé par les éclairages qui zèbrent le ciel. Petits moyens mais c’est à voir. On aurait pu aussi y ouvrir un stand photos car on est très sollicité. Le photographe qui n’était pas motivé était finalement content de sa séance.

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