TARAPOTO à LIMA en voiture

15 16 17 18 NOVEMBRE 2021

Le vrai départ sera depuis SAUCE, 30 km au sud de Tarapoto. J’ai donc aucune garantie de la faisabilité car je ne trouve pas d’infos sur ce road trip sur internet. Peu de touristes voyagent en voiture au Pérou, personne ne va si loin de ce côté, ils restent sur la côte au nord, passent du côté de CHACHAPOYA, TARAPOTO puis IQUITOS, et rentrent en avion sur Lima ou Cusco.

le 15

Lundi, je part un peu tard de Sauce en espérant un rdv téléphonique, il y a un ciel bleu parfait, quelques nuages blancs parfaits, ça commence à taper mais l’air est frais en roulant. Le décor est super, de forêts tropicales tout autour et de montagnes en face, arrêts photos.

Chance ! Le bac est du bon côté prêt à partir. La rivière est large et ça débite un max. Mais je compte 20 à 30 bouteilles ou déchets flottants par minute. No comment. On veut me faire payer le bac, vu le prix je suppose que c’est l’aller retour payé samedi, deal réussi, je ne paye pas deux fois !

La route est bien goudronnée, et même belle, sauf que très régulièrement, elle a subi des déformations importantes avec presque des escaliers, et surtout le goudron a sauté a chaque fois qu’il y a une sortie d’eau de la montagne, comme un glissement de terrain non réparé ou juste par un coup de tracto. Vu le nombre, ça fait bien tomber la moyenne, par contre on passe partout avec une voiture de ville.

On longe le rio tout le long, on suis principalement la vallée. Riziculture partout, je n’ai pas réussi à m’arrêter pour faire une belle photo. Le paysage est super, la forêt tropicale partout autour, des palmiers entre les champs.

Arrêt à Tocace, la grande ville prévue est trop loin pour ce soir. Premier hôtel un peu perdu mais le style cabane en bois rustique, toit de palmier, intérieur bling bling, baie vitrée. Le second est type motel péruvien, tout neuf en bois, toit de tôles ondulés pas ventilé, trop chaud, démonstration. Je choisi la chambre côté haie qui a protégé le mur du soleil couchant. Chaud, bruyant, le pire de mes 3 mois.

Dernier tronçon, à partir d’un futur péage : la route est 100% parfaite, par de camions, ça roule à 90 maxi quand même.

Le 16

Pourtant le proprio qui a travaillé dans les grands hôtels en Italie (a une photo avec Zidane), est très efficace ! Je lui ai demandé s’il connaissait le centre de santé pour la rage, il a proposé de m’accompagner. Heureusement car il a dû secouer le système pour qu’ils me fassent mon second vaccin, y serais-je parvenu avec mon espagnol de débutant…. affaire réglée à 9h30 même si du coup je pense que j’ai encore grillé tout le monde dans la salle d’attente.

Pause distributeur à Tingo Maria. Cette ville m’a beaucoup plu, très active, des moto taxis dans tous les sens, beaucoup de magasins très fournis, j’y aurai bien fait un tour.

On est ensuite dans des gorges avec la rivière bien boueuse, et la forêt qui nous surplombe, génial. On doit traverser les Andes de façon interminable dans des lacets, la vue doit être impressionnante mais on est passés dans les nuages… . Et au col, on passe directement de la forêt au désert, dans la descente, le paysage est maintenant agricole.

Je traverse plusieurs barrage de flics, ça passe sans problème, ils baissent facilement les bras. Sauf un qui veut 20 dollars car le permis ne serait pas en règle. Possible. Un peu de cinéma (aprendo espaniol …), je prends le téléphone pour que Hertz négocie et là il m’a laissé partir…. Yes ! Bravo !

6h de route 280km. J’arrive à la bonne heure. Domage, j’ai appelé le joli hôtel que je visais, qui devait être fermé, heureusement que je me suis décidé a les contacter car il fallait encore 45min de route.

Le 17

J’ai du temps, et cette fois je veux faire mon tour de ville, minimum aller au marché. Je prends un taxi parce que l’hôtel est loin du centre, je sécurise en laissant la voiture ici.

Et comme d’hab je m’éclate au Market Modelo : énormes stands de pomme de terre, je viande, de poisson, d’épices, d’herbes fraîches. Ce n’est pas du tout touristique, on me prends chaque fois pour un mexicain par ici. Je prends beaucoup de photos, les employés me demandent si je suis du service sanitaire ! En tout cas ils sont payés pour faire du harcèlement permanent pour le port du masque, avec des hauts parleurs, et ils sont nombreux.

Dans les marchés du Pérou, il y a une zone restauration et toujours une importante zone jus de fruits, les vendeuses sont haut perchées et vous haranguent sérieusement, ça fait même un peu déplacé. Dans un autre marchés, dans la partie resto : un jeune me récite le menu très très sérieusement en montrant une assiette modèle, j’aurais aimé l’enregistrer.

Puis séance téléphone, longue, j’en dépasse l’heure de check out de l’hôtel, bon, je reste ici une nuit de plus…

le 18

120km en presque 4h. La c’est à cause des camions qui sont de plus en plus nombreux et vont très lentement dans les grimpettes, et qui en plus vous intoxiquent à la fumée noire. Si, la sortie de la ville était de bouchons interminables. La voiture est un vrai veau, beaucoup de mal pour la montée en vitesse, l’altitude ?

Je visais CERRO DE PASCO, mais j’y arrive tôt. De plus ça ne m’a pas du tout attiré, trop grand, centre ville introuvable, apparemment avec de grandes mines au fond.

Il y a bien des panneaux pour Lima pour me rassurer car je fini par être seul sur la route.

A l’horizon, se découpe une silhouette de rochers originaux, El Bosque de Piedra est un décor particulier de pics, de rochers, de cheminées de fées sur les crêtes de collines de patures. Dommage que ce soit si nuageux.

Hésitations, continuer ou coucher ici, il n’est que 16h ! Mais la prochaine ville avec hôtels est à 2h de route. Bon. Mini ville de HUALLAY mais il y a ce qu’il faut.

Je n’avais pas vu si basse température, 10°C, il fera guère meilleur dans la chambre non chauffée ni isolée. Explication : on est 4300m d’altitude, je comprend mieux, le mal à la tête et la difficile montée des escaliers de l’hôtel…

Ça bouge pas mal dans de village, épatant ce monde dehors vu la fraîcheur.

Réconfort : sur la place, des stands proposent aussi du chocolat chaud super bon avec cannelle et clous de girofle. Elle prépare des beignets façon chichis ronds ! Inévitable, elle les fait cuire devant nous ! Super bon avec ce petit arrière goût d’anis. Inévitable aussi, le poulet frite et… la porte ouverte du resto !

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photos : murs de maison et de clôture sont peints uniquement pour de la publicité électorale en bleu blanc et rouge, dans tout le pays (pas de pub ou de fresques). Les graines de chocolat fermentées sèchent au soleil devant les maisons ou sur le bord de la route. Tout un magasin dans une moto bétaillère. Ici les motos taxis sont exclusivement avec carainage rigide. Le jus de fruit frais n’est pas proposé au verre mais au litre ou demi litre en carafe. Jet d’eau pour signaler le lavage de camion. Oratoires de bord de route.

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Amazonie à TARAPOTO

9 au 12 novembre 2021

J’avance pas à pas, depuis MOYOBAMBA, je m’avance vers TARAPOTOS mais je vais faire en sorte de dormir en périphérie. Toujours le même scénario (article précédent).

J’explore mieux l’hôtel ici 🚩, en fait super, j’en ferai bien ma maison … 3 maisons en briques bois paille bambou avec grandes baies de moustiquaires. Peinture à la terre. Hyper ventilée, ma hantise de dormir dans une cocotte minutes dans ces pays chaud. Les pièces du bar et du resto sont 100% ouvertes sous des toits de chaume.

Vraiment le top, tout ça pour moi tout seul.

Seulement une inquiétude pour la voiture sans garage sécurisé.

Le lendemain matin : motivé pour une randonnée, direction une cascade (encore). En fait je ne vais pas aller trop loin car in faut traverser la rivière plusieurs fois, donc quitter les chaussures, mouiller le pantalon, se rhabiller… au 3e passage je perds des chaussettes, j’ai peur d’un accident je suis seul. Demi tour. Je croise pas mal de jeunes, en fait ils sont en short et en tongues, effectivement c’est mieux. Si je suis motivé, je reviendrai. Dommage car le paysage est super sympa, on est un peu dans un canyon de forêt.

Je retourne au Lodge pour profiter un max, en fin d’après midi, je me motive pour aller faire un tour au bord de la rivière. En fin de journée les chiens se mettent en mode alarme, 4 m’ont assaillis alors’que le propriétaire se baignait dans la rivière et n’a rien fait pour les stopper. Ce fut court mais intense, je suis mordu ou griffé au mollet. Un nouveau roman, épique pour arriver à un cycle de vaccination contre la rage.

TARAPOTO

Je m’approche de Tarapotos, je trouve un lodge un peu du même style en bord de ville.

Je remarque qu’il a dans la ville quelque rue pour touristes et elle sont bien achalandées en bars et restos, modernes, la masse donne une ambiance jamais vue au Pérou, même sur la côte. Bravo.

J’ai eu ma demo d’orchestre trad dans la rue, un magasin d’alcool les invite pour une aubade pendant une operation commerciale. J’ai l’enregistrement.

LAGUNA AZUL

Ça y est, j’amorce la descente. Pour seulement 30km, pour un beau grand lac est entouré d’hôtels plus ou moins façon club med. Ça le fait bien, sauf que l’avenue qui traverse le village de SAUCE est en plein travaux, les rues secondaires non goudronnées sont un peu cahotiques. Du pittoresque quand même : il faut passer un bac 5km plus tôt, on a ensuite une super vue sur le rio.

Tournée des plans foireux du Gps, et enfin un bon lodge qui lui aussi donne envie de poser les valises ici 🚩. Ils ont des canoës, il faut que j’en fasses un tour. Je ne pourrai pas me baigner avec ma cicatrice…, bain de boue non plus au Banios Grimaldi.

Ce matin il a fait une bonne pluie à Tarapot, ici il a fait grand soleil, et ça ce rafraîchi très vite à la fin de journée. J’adore.

photos : j’ai vu de près des roulottes de Street food : casserole avec couvercle sur bras, friteuse, plancha ou grill à charbon, 300eur.

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problème de plastique

à MORO, HUARAZ et KUELAP

Pause sur les publications because priorité de certaines images en avant premières sur des livres.

Je n’ai pas l’impression de jouer à la poupée. Plutôt un exercice de style : habiller de vêtements naturels, à la recherche de nouvelles formes, couleurs, matières. Travailler la posture pour la photo, essayer de donner vie, du style, une dynamique sur ces natures mortes. En faire tout de même du glamour.

Question de genre : je ne me voie pas faire ce travail sur un modèle masculin. Pourquoi sommes nous si ouverts sur les tenues de femmes et si peu pour celles des hommes ? Question de civilisation ?

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MOYOBAMBA région de San Martin

8 NOVEMBRE 2021

C’est la chasse aux hôtels qui devient intéressante, un jeu, ou pas car je deviens exigeant. J’ai eu globalement beaucoup de chance, jamais cata, même le plus pourri était quand même au bord de la mer avec vue sur la plage.

Ici à MOYOBAMBA, le premier que je visais était finalement inaccessible au Gps : des rues proches étaient devenues piétonnes, et sa géo-localisation certainement mal paramétrée, j’ai abandonné.

Second hôtel, le plus proche de là où je suis planté. On me montre la belle piscine et le beau panorama, mais il est un peu vide, et le prix est trop cher pour moi, je ne visite même pas la chambre.

Troisième hôtel et dernier, le bon, très bon. J’en choisi un sur le Gps, mais tiens, le voisin du second, l’entrée fais penser à un hôtel même s’il n’y a aucune indication à par un logo de carte bancaire. J’entre sur le parking, puis dans le hall, oui ça a tout d’un hôtel. Tarif ok pour moi. Cour dégagée avec piscine et jardins, chambre à l’ecart parfaite avec petite terrasse. J’ai deja vue ce type d’architecture de d’hôtel de pays chaud et j’adore. Le bâtiment principal ressemble à un très grand hangars en bois, avec une partie juste couverte sur la longueurs, le reste fermé par des verrières. Intérieur bois et plusieurs niveaux feraient un peu hall d’aéroport avec ce plafond très haut. Voir le post précédent pour la partie événementiel vue le soir.

La cuisine pratique les mêmes plats que d’habitude mais la réalisation est un peu plus chic. J’y a bu mon ’piscour sour’ du week-end. N’empêche qu’à 7h du mat, le jardinier attaque sa journée de rotofil…

J’ai de la chance ou du nez ?

La plus grande partie des hôtels me plaisent et me donnent envie de rester plus rien que pour ça.

Ce soir (9 nov), ça à été très chaud. Vers 16h30 j’arrive à un hôtel recommandé mais me plais pas à 100%. Déjà à l’entrée du village, sur une bonne côte, on entend toutes les motos fatiguer. Moins bien qu’hier : pas de ventilateur ni d’eau chaude, même un peu plus cher. Je remarque que maintenant, de ce côté des Andes, tout est à prix fixe, pas d’arrangement proposé. Je tente un second à l’autre bout mais les routes sont vraiment défoncées. 3e de l’autre côté de la ville perdu dans un village, on me dit qu’il n’y n’y a pas de chambre, je dirais qu’ils ne voulaient pas. 4e au bout de ce village, de l’autre côté de la rivière, accessible depuis une passerelle, prix ok dans le Lodge près de la rivière. Oui mais la voiture ? Pas de garage ?. Test du 5e sur la place, fermé.

Bon. Il commence à faire nuit. Retour au 4e, tant pis pour la voiture, je la laisse seule sur la place. En fait le petit lodge perdu au bord de la rivière est super top. Joli, chambres luxueuses (1 lit XXL pour 3 personnes), ventillo, eau chaude. Belles maisonettes en bois et enduit terre. Ici 🚩. J’écris ce post sur le hamac de la terrasse. Je demandais un plus petit lit pour limiter la lessive, ça existe mais sans ventillo, on visite tout, il me laisse une chambre avec terrasse pour le même prix. Sauf que la voiture reste sur la place du village.

…

Depuis l’étape précédente, le pays est différent me semble t-il ? Plus de restos au bord de la route. Belles petites maisons en terre ou en bois, ou les deux. Moins de constructions horribles (ou je m’habitue). Beaucoup plus de fresques sur les murs. Plus de bars festifs ? Je rêve ou ça ressemble de plus en plus à la Colombie. Y a t-il une liaison paysage-culture ?

La route est vraiment très belle en passant les dernières montagnes sur ALTO MAYO, de belles forêts sur un beau relief.

Je fais un arrêt sur un parc tropical de MORRO, petite rando dans la forêt. Mais je suis harcelé par les moustiques dès mon arrivée . Ils entrent dans la voiture, me tournent autour. Tant pis pour le short, malgré la chaleur. Je finis par faire demi-tour dans ma rando, ça m’énerve trop, en plus ça sent l’orage.

Et sur le retour, j’ai la super chance de voir des mini singes, guère plus gros que des écureuils, avec presque le même comportement. Un est très proche et me regarde puis repart dans le haut des arbres. Pas de photos.

Arrivé a MOYOBAMBA, en me battant avec mes hôtels, le Gps et la vraie route, je tombe quand même sur un espèce de quartier festif proche des hôtels, ça n’existe même pas sur les villes de la côte (pas rigolos les incas).

Attention, ici, les Gps ne sont pas à jour sur les rues à sens uniques. Les péruviens conduisent comme des parisiens, pas civiques, klaxonnent dans la demi seconde ou le feu passe au vert.

Photos : référence déco de porte. Pisco sour (dire sawer). Viande séchée fumée. Séchage de cacao.

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