Treck dans le Makay nord

14/09/2024 au 29/09/2024

Après la route nationale vers le sud puis l’ouest, on attaque les pistes par le nord Makay via Malaimbandi. La piste est une vraie piste, et on va bifurquer vers la montagne, et là ça devient ”Camel trophy”, mais le 4×4 assure et le pilote aussi!

On arrive pile au coucher du jour sur un sommet, les porteurs nous attendaient. Direction le bas du canyon, on y parvient pile à la nuit. Montage de tente sur la plage de sable au bord de l’eau, toilette et bain dans la rivière. Le cuisinier a préparé le repas, les porteurs font chacun cuire leur riz, on mange façon pique nique à la plage… Dodo sous la tente sans la bâche vu la température, grand confort mais la chaleur relative ne me va pas.

rando

On est dans des gorges, un virage. D’un côté: forêts, de l’autre une falaise.

C’est rando aquatique et j’en rêvais. Ici : 10 à 20cm d’eau, et tout dans le sable fin, parfois un peu de gravier (qui picote bien à pieds nu). Ou sable, ou plage pour aller plus vite, mais c’est comme à la mer : le sol est mou et c’est plus fatiguant. Le sable dans l’eau est encore plus mou et parfois on s’enfonce… le mieux est d’être à pieds nus (sauf zone d’aiguilles d’acacias). Tous les types de chaussures ont étés essayées mais aucune évite le remplissage de sable, juste on recommande les chaussettes car sur plusieurs jours c’est l’abrasion qui pose vraiment préjudice !

Bref c’est super mais c’est plus sportif !

On nous fait faire de très grosses journées, je dis que le sable ajoute un coefficient de 50% et l’eau encore 50%. Atteindre les plateaux rajoute des montées raides que je n’aime pas.

Dans tous les cas je prends le temps de contempler, photographier, respirer. Il y a toujours des randonneurs qui cavalent en regardant leurs pieds et arrivent premiers, tant mieux pour eux. J’ai proposé à certains de ne plus discuter et d’apprécier le changement de décors… En tout cas pas de courbatures, de problème technique sur les pieds !!!

Le décor

Magique

Les premiers jours on est dans le tape à l’œil : gorges entourées de végétation et canyons étroits très hauts avec des gorges de rochers design. C’est sur des kilomètres. Plus on remonte, plus on se rapproche de la source, il y a moins d’eau, la végétation prend parfois toute la place, on a remonté une rivière sur 13km pour arriver quasiment sur le plateau.

Spectacle fou de ce mix rivière végétation roche aridité, c’est parfois magique, on se croirait dans un décor de cinéma fantastique.

Tous les jours on tombe sur un petit groupe de lémuriens Propythèques. On ne regarde pas les oiseaux, ou il y en a peu ? J’ai trouvé le seul caméléon (sortent juste de l’hibernation).

Le bord de l’eau, quand il y a de la végétation, ce sont des fougères à minima, ou des roseaux et papyrus (je ne saurais pas préciser mieux).

Pour la partie nord Makay on va visiter d’autres canyons et surtout un peu plus les plateaux. Du coups on monte et redescend pour progresser. On retrouve toujours la même herbe jaunie/rouge (avec mes lunettes de soleil), les rochers et le modelage typique.

Les trois premiers jours ont étés un peu plus difficile car je me suis fais ma tourista. La chaleur, la luminosité en haut m’ont achevé, de même que le bruit des guides qui n’arrêtaient pas de blaguer entre eux. Souvenir du petit lézard qui est sorti des broussailles à mes pieds alors que je v…

Loading

Madagascar RN7

Le 14 septembre 2024

Train de Avignon à CDG, puis avion : Dublin, Seychelles, Antananarivo. L’agence de voyage nous prend en charge à l’aéroport, hôtel, départ le matin avec 3 voitures 4×4 pour les 8 voyageurs. Route RN7 vers le sud.

Il ne faut pas s’imaginer une route nationale, ici, étant plus que mauvaise, les chauffeurs sont très respectueux de leur voiture et ont une conduite économique (il me semble que je n’ai jamais vu des chauffeurs comme ça).

Le paysage me rappelle des souvenirs, en tout cas les maisons en briquettes et enduites de terre avec toit de chaume sont vraiment belles. Les cultures de riz dans les plaines ou en terrasses font un très beau décor. On traverse les villages très animés, souvent avec d’énormes cortèges d’écoliers. Les bord des routes me paraissent exempts de déchets contrairement à d’autres pays…

Pause dans une fabrique (la même exactement qu’il y a 20ans), de cocottes en aluminium, le modèle standard national .

Il y a de partout des fours à briques, cuites notamment à la balle de riz.

A Tana : les taxis beiges sont des vieilles deuch et 4L ou équivalentes, ça couine mais ça marche.

Nuit à Antsirabe. Photo de la gare / sans train.

Loading

Madagascar | jour 1

Mon agence de voyage de rando habituelle a un jour envoyé une pub avec une étonnante vidéo : randonnée costaud dans une région au décor spécial.

Il s’agissait d’une expédition avec un explorateur dans le massif du Makay à Madagascar. Gros budget, dates impossibles, limite sportive haute, bref, difficile de m’engager. Dans ce cas, je cherche une alternative, cela pour trouver une association qui prend en main cette région, proposant protection environnementale et développement des habitants. Il se trouve que son fondateur est notre explorateur…

Pour être sûr de bien visiter le Makay je vais me joindre à une mission de l’ONG – sans trop savoir à qui ça devais ressembler – et aussi me joindre à un treck plus léger proposé par une autre agence. Total 2+3 semaines.

Le Makay s’étale de 50x150km, pas de route à l’intérieur, dans le sud du pays, voisin immédiat du parc connu de l’Isalo. Des petites montagnes très érodées, l’érosion trace des centaines de canyons/gorges ensablés, et aux points bas il y a généralement un cours d’eau permanent surplombé de végétation luxuriante. La partie haute est faite de pics rocheux, dégradés en plateaux arrondis, fournis de prairies sèches en cette saison, ces graminées sont cueillies pour faire les toits de chaume sinon servent de pâturages aux zébus élevés en liberté pendant la saison ”verte”.

Pas d’habitants dans le massif, mais des villages tout autour vivent d’agriculture (riz) et de cueillette pour la construction principalement, les gros propriétaires de zébus envoient les animaux dans le massif. Le zébu est d’abord un animal de trait pour labour ou tirer les charrettes. L’autre est étrangement le canard, plus nombreux que les poules. Les villageois vivent très simplement dans des minis maisons structures bambous enduites de banco, toitures de chaume. La pratique des feux de débroussaillement ou pour les prairies gagnent parfois l’intérieur du massif. Le massif est une petite ressource pour l’élevage, la chasse, une zone de transit pour les voleurs de zébu, le miel sauvage, la pêche dans les petits lacs perdus.

Madagascar est un pays pauvre, pour nous l’obstacle numéro un est l’état catastrophique des routes : la nationale 7 impose une vitesse moyenne de 10-20km/h à cause des importants trous, les voitures de ville sont peu adaptées. Pour approcher le Makay, les pistes très accidentées nécessitent du temps et un 4×4 surélevé.

En passant par l’entrée sud : prévoir 2 jours de route depuis Entananarivo, 1 jour de piste ! Nous avons ensuite 1 jour de plus pour entrer à pied pour approcher le camp. Sur les 5 semaines mobilisées : je n’y serai que 12 à 15j entiers.

Le séjour à Madagascar sera du 14 septembre au 7 novembre 2024.

Mon séjour précédent remonte aux année 2000, visite de la RN7 au sud et de la côte ouest.

Loading