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Pays Toraja à Rantepao

30 décembre 2025

Avec mon gros sac à dos, il faut enjamber un scooter côté passager. – j’ai toujours peur. Quelques kilomètres pour aller sur un parking et y attendre mon bus. Ouf ça marche.

C’est clairement un long courrier avec du jamais vu : des amortisseurs super mous, et surtout des sièges ultra confortables, il faudrait plutôt dire des couchettes. Heureusement car il y a une dizaine d’heures de route.

Le paysage est sympathique, et il est bordé de maisons traditionnelles, de rizières et parfois de la mer. Au bout d’un moment on passe côté montagnes, ça serpente. Quelques arrêts dans les restaurants. Je suis à l’arrière du bus et je me contente de regarder le paysage et de me reposer, d’écouter des podcast. Proche de l’arrivée je passe devant pour ne pas que l’on m’oublie, du moins pour que je me dépose à l’endroit prévu. C’est là que je découvre que le jeune chauffeur passe des coups de téléphone, navigue sur son téléphone en même temps qu’il navigue avec notre autobus dans les virages…

La dame de l’hôtel viendra me chercher avec sa voiture à l’endroit où le bus m’a déposé. L’hôtel est un petit peu dans la montagne à l’écart de la grande route et c’est toujours une maison en bois, je suis content.

je retrouve d’autres touristes deux Italiens et deux Espagnols. Je vais voyager pendant 2 jours avec les Italiens.

Orchestre de femmes au pilon bambou

Le pays Toraja

nous sommes dans le centre sud de Sulawasi, il a ici une ethnie qui a de fortes traditions. Ils sont connus pour des célébrations funéraires très spectaculaires et complexes, et des bâtisses cultuelles familiales avec une architecture typique.

Les Tongkonans sont des anciennes habitations, ou aujourd’hui seulement des lieux de culte. Les grandes familles en ont plusieurs et certains sites de visitent. Après un long processus, les défunts sont enterrés ou mis dans des falaises, grottes, ou mausolées creusés dans le rochers.

La personne décédée est considérée malade, elle sera embaumée/momifiée et conservée dans la maison plusieurs années. Une fête coûteuse et longue de plusieurs jours la fait passer dans le monde des morts, elle sera enterrée un peu plus tard.

Ces rites se superposent à la religion catholique en général.

Selon le statut social de la personne, les célébrations seront plus ou moins prestigieuses. Une des unités d’appréciation est le nombre de buffle qui seront sacrifiés – il faudra aussi regarder le type de buffles et le modèle le plus apprécié et celui à deux couleurs blanc/gris ou encore mieux albinos. On ne compte pas le nombre de porcs, il peut y avoir aussi un cheval blanc.

Le rituel est très codifié même si on adapte à chaque famille et à chaque région.

j’ai la chance d’avoir pu participer à trois journées dans trois endroits différents. On va les appeler C1 C2 C3. La première nous avait paru grande et impressionnante, en fait la seconde que j’ai vu tout seul était vraiment géante par le nombre de participants et les moyens mis dans le protocole. La troisième, proche de l’hôtel, de classe moyenne, avec tout de même un grand nombre de buffle, m’a parue un peu plus simple et plus populaire. Je ne regrette pas d’en avoir vu autant, bien que je n’ai jamais vu un protocole complet. Il est très admis qu’il y ait des étrangers donc des touristes qui s’invitent – généralement avec un guide.

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