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Ipoh, nouvel an chinois

15 février 2026

Ipoh est une des grandes villes du pays, elle m’a été recommandée pour y passer le nouvel an chinois car il y a une grande communauté venant de Canton, sa culture du nouvel an. J’ai tout cadré pour ça. J’irais à Pennang, avec une autre culture qui fêtera le 9e…

Navette, bus, taxi. J’arrive au BNB un peu trop tôt mais ça passe. C’est particulier : tout un étage d’immeuble transformé en hôtel moderne, sans personnel, sans fenêtre. Mais tout paraît neuf, design industriel, salle de bain innovante, porte avec code.

Midi, premier tour de ville, je suis en plein centre et comme c’est les vacances, tout est plus ou moins fermé. Je vais sur Concubine Lane, le quartier touristique, ça bouge plus. Les touristes sont asiatiques bien-sûr, on voie peu de ‘blancs’. Grande majorité de jeunes couples, groupes des filles ou de familles. Les principales attractions sont alimentaires. Le seul musée -celui d’un fabricant de thé- est saturé. Raté.

La rue derrière mon hôtel est couverte, cela sert de parking, sinon le soir c’est un marché de foire, tout les soirs de ces vacances certainement.

La vie reprend vers 19h, tous les restaurants sont à bloc, ils sont autour du marché. Il y a aussi les petits ‘food hall’ où il y a des petits stands dans une grande pièce, plus populaires et sans chichi, proche de cantines selon où l’on va. Chinois, indiens, turcs(‘arab’), malais sont représentés. Pour les plats européens, il est indiqué ‘west’, avec plus du steak, burger, spaghetti plus facilement chez les turcs, ça reste rare.

J2

Normalent le nouvel an sera ce soir à minuit mais je n’ai aucune idée de ce qu’il va se passer. Il y a des stands d’artifices et de pétards, mais aucun prélude, tout est calme (🤨 en écrivant ces mots, il s’en enclenché un sur la plage).

Temple Sam Poh Tong

Un côté de la ville est bordé de montagnes abruptes et karstiques (on va sur Cameron Highlands), quelques grottes spectaculaires à leurs bases sont transformées en temple bouddhiste chinois, il y en à 3 dans le même quartier, en fait 1 est une grotte, Sam Poh Tong est un temple enfermé dans le creux (on dirait un cratère ? Une doline ?), le 3e est moderne. Les 3 sont très différents et même spectaculaires quand c’est la première fois !

Les pratiquants achètent une poignée d’encens, les alument, font le tour des statues en portant le bouquet fumant devant eux en hauteur, et déposent un bâton à chaque station. Il est bon ton pour certains de se filmer !

Un des temples est aussi crématorium et columbarium sur plusieurs étages. Des zones sont prévues pour y brûler des papiers rouges pour les morts. Un panneau incite à ne pas brûler autre chose. Il y a des tables pour des offrandes : à manger, à boire, des fleurs. Un singe viens s’en occuper.

Je fais le tour du quartier pour manger un bout (moi aussi). Je me fais encore avoir dans le resto indien, c’est parfumé et encore très pimenté. Je tombe sur mon premier marché couvert alimentaire de Malaisie, mais ce n’est plus la bonne heure.

nouvel an

Aucune information, si ce n’est qu’il y aura des feux d’artifice mais pas où, quand, comment. Ce sera certainement spontané et pas organisé, donc où aller ?

J’ai repéré un grand immeuble en face de mon hôtel, ici les premiers étages sont des parkings tout ouverts. Je vais inspecter par le centre commercial du rez de chaussée : accès direct aux parkings les plus haut pour avoir une super vue sur la ville sans obstacles. Le point est fait.

La tradition veux que le nouvel an démarre demain au lever du jour, donc rien ce soir ? À force de tourner, je me rabat sur Concubine Lane, mort, sauf le seul bar avec terrasse, pour européens. Chance. Ils sont en avance de 10min sur minuit mais ils lancent un bon feu direct dans la rue. La ville ensuite s’embrase, je discute avec une famille de français à la hauteur du pont pour en voir au loin. Ils vont enchaîner avec un autre pour lequel ils ont vu des préparatifs.

Il en démarre un à 200m, on y cours. Chance. Il est long, beau, de plus en plus haut. On est entre les immeubles, une rue principale, ça pète bien fort, on est au pied sans trop de sécurité. On est même trop près pour bien voir vu la hauteur. La pluie qui s’était pourtant arrêté peu avant minuit (merci) reprends (pas merci), donc je n’y vois plus rien en regardant le ciel… Toutes les rues sont bordées de coursives, pratique, je me mets où il n’y a personne : normal, c’est la seule où la maison est détruite. Mdr. En tout cas j’ai mon super feu. Je suis impressionné car il ne reste plus que des cartons vides, tout ça par des boîtes toutes prêtes reliées par un mini automatisme. J’ai demandé aux jeunes qui finançait : une entreprise du coin. Merci.

En centre ville, il y a peu d’habitants, tout se passe en périphérie. Il y a eu un pic autour de minuit puis ça continue. Que des grands feu tout autour, pas des mini feux n’importe où, bien qu’ils en vendaient sur des stands spécialisés.

Le lendemain est calme, même pas de pétards, très sage, sauf quelques rafales devant des magasins.

Danse du lion

J’espérais bien en voir mais sous quelle forme ? En fait ce sont principalement des établissements qui vont commander des prestations à des groupes (folkloriques).

Ça se repère au bruit. D’abord des rafales de pétards devant les magasin/resto/etc suivi d’orchestre avec 1 tambour, 1 petit gong (pas résonnant), une cymbale qui fait un typique bruit de casserole (typique chinois).

Il y a normalement 2 lions pour les prestations au top. Ils entrent alors dans le magasin avec un personnage en rouge un peu comique, ils visitent toutes les pièces : cuisines, chambres etc, amusent un peu les clients et enfants dans les restaurants. Il ressortent et on leur a fait des offrandes devant la porte : ils mangent les oranges (et reposent une orange écrasée). J’en ai vu une entière où j’ai pu les suivre, il y avait aussi de la bière et ils on reposé des bouteilles vides, et se sont roulés par terre. Devant l’entrée de la maison, ils ont suspendu une salade bien haut, il l’attrape, la mange et surtout recrache les feuilles… ça porte bonheur aux propriétaires d’en recevoir sur la tête. Pour finir, ils dansent dans une dernière rafale de pétards.

J’en ai vu 3 au total, avec des variantes, selon le lieu certainement et le groupe, et peu être là région d’origine. 3 et demi car le premier soir j’ai dû me rhabiller en urgence car il y avait bien du bruit en face de l’hôtel. J’arrive trop tard car ils sont entrés dans la boîte de nuit. A leur sortie, je leur demande où vont t’il jouer demain pour être sûr de ne pas en rater. Un jeune sympa m’a demandé mon numéro WhatsApp, il m’a envoyé le planning en matinée. Très intéressant : j’ai les 11 représentations qu’il va falloir faire (le groupe se dédouble parfois), et même le tarif. Il y a manifestement différents niveaux de prestations : minimum 100eur, maxi 130. Par contre je n’ai pas vraiment trouvé les adresses sur Maps dans mon quartier. Le seul point de rdv correct ne donnait que sur un bâtiment vide à ce moment, ils n’ont fait que passer. J’ai ai vu au moins 4 troupes. Internet dit que les meilleurs sont dans cette ville. Comme dans le folklore j’ai vu des différences de niveau, tout au moins dans la tenue. Content.

Seul bémol, le niveau sonore des 3 instruments, un de chaque, est pourtant trop fort, même s’il varie selon le moment du show. On doit être dans les 90 à 100db cinglants dans les aigus. À chasser les mauvais esprits, les jeunes musiciens se cassent les oreilles en une journée. Je n’ai jamais vu de bouchons d’oreille.

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